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Brunegghorn et Bishorn

Vendredi 29 mars :
C'est à la gare de Sierre que je rejoins les quatre autres participants déjà installés au chaud dans le train. Equipe constituée d'Ewan, chef de course pour ce week-end accompagné de Philippe, Giulia et de Johann. Nous devons nous rendre à Saint-Niklaus afin d'emprunter un très bucolique téléphérique 4 places. Etant 5, nous devons attendre la seconde rotation afin que l'équipe se retrouve au complet à l'alpage de Jungen à 2000m d'altitude. Malheureusement la neige est absente, c'est donc les skis sur le sac que nous entamons la montée en direction du Jungpass. Après une grosse demi-heure de marche, nous pouvons enfin mettre les skis aux pieds sous un magnifique ciel bleu.
Arrivés au col, une mauvaise surprise nous attend, le vent a sévi. Même avec les meilleurs skis cailloux, il est impossible de skier, nous entamons donc la descente les lattes sur le sac mais heureusement, nous retrouvons rapidement une neige d'excellente qualité. C'est ensuite une longue traversée avec un peautage-dépautage-repeautage qui nous amène au lac de Turtmann. Il ne nous reste pour finir plus que la montée finale de 350m à la cabane à effectuer sous un soleil de plomb. Heureusement que la bière y est bonne pour nous réhydrater. Par contre, installés sur la terrasse, les hautes montagnes nous offrent une mauvaise nouvelle. Le vent a sévi cet hiver sur les alpes valaisannes, le Brunegghorn n'est vraiment pas en condition, les pentes terminales étant toutes bleues de glaces. Ewan nous propose donc des alternatives très alléchantes.
Samedi 30 mars :
Nous décidons de nous promener dans les vallons surplombants la cabane. Nous remontons le Pipjitälli jusqu'à la Pipjilicke. Nous nous trompons de couloir et montons un peu trop haut nous obligeant à redescendre le long de l'arête (séquence concentration) jusqu'au col. Nous prenons le temps de faire un aller-retour à la Pipjispitz avant d'entamer une magnifique descente toute poudreuse. Nous remettons ensuite les peaux afin de monter vers le Brändjital. Mais une fois arrivés dans le vallon, nous constatons que le vent y a aussi sévi, la neige fait défaut, pourtant nous nous trouvons à plus de 3000m d'altitude et pas encore en avril. Bref, nous prenons notre pic-nic avant de dévaler une pente de 1200m jusqu'à la rivière Turtmann. Cest une magnifique descente qui nous est offerte avec une neige juste revenue. Dans un premier temps un large vallon avant d'emprunter un joli couloir planté d'arbres et de vernes. Une fois la rivière franchie le long d'un gué, il nous faut remettre les peaux afin de monter les 650m de dénivelé pour rejoindre la cabane. Une fois arrivés au refuge, c'est bien sûr la séance réhydratation…
Dimanche 31 mars :
La nuit fut courte à cause du passage à l'heure d'été mais le ciel est toujours sans nuage. Ewan nous avait fait 3 propositions d'itinéraires pour la journée, c'est à l'unanimité que nous avons décidé de rejoindre Zinal en passant vers les cabanes de Tracuit et d'Arpitettaz. Le passage clé de la course se présente très rapidement, il s'agit du Gässi, un couloir à 40° à remonter, nous le franchissons sans souci. Nous traversons ensuite le glacier du Brunegg afin de rejoindre celui du Turtmann. C'est à ce moment que nous nous encordons et effectuons le difficile exercice des conversions encordés. Arrivés au col de Tracuit, c'est une pente béton qui nous attend avant une remontée à la Crête de Milon. La crête franchie (merci Ewan pour la pose d'une corde fixe et l'assurage), c'est une magnifique descente avec sa délicieuse moquette qui nous est offerte. La descente finale se termine avec les 2 kilomètres de poussette à plat afin de rejoindre la terrasse du bistrot de Zinal où nous prenons une mousse bien méritée en attendant le bus qui nous ramènera en plaine.