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Bonhomme du Tsapi

Ce dimanche, nous devions initialement nous diriger vers le Bonhomme du Tsapi. Mais, après un repérage minutieux la veille, notre chef de course, David Messerli, a décidé de changer de cap pour nous offrir des conditions optimales : direction la Pointe des Semeleys, au-dessus des Mosses.

Échauffement imprévu et première péripétie

Le rendez-vous était donné au parking Pinocchio à St-Légier à 7h25. De mon côté, ma mission matinale était claire : récupérer David P. à la gare de Vevey. Rien de bien sorcier... en théorie. Sauf qu’en sortant de la voiture pour l’accueillir, je referme la portière, avec les clés et mon téléphone à l’intérieur. Voilà comment, avant même d’avoir chaussé les skis, je me retrouve à faire un sprint improvisé jusqu’à chez moi pour récupérer le double des clés. Un bon échauffement, certes, mais pas tout à fait prévu au programme.

Avec cinq minutes de retard – un exploit, compte tenu des circonstances – nous rejoignons le groupe et partons à trois voitures en direction d’Aigle, où nous récupérons les trois derniers membres de l’expédition.

Quand la malchance s’acharne...

Une fois arrivés aux Mosses, le groupe est fin prêt, l’excitation monte... et moi, je réalise que mes bâtons sont restés dans la voiture d’Émilien. Pas de panique, me dis-je naïvement, il suffit d’ouvrir la voiture et de les récupérer. Mais ce serait trop simple : la télécommande ne répond pas et, cerise sur le gâteau, la serrure est hors service. Non seulement mes bâtons sont inaccessibles, mais la voiture elle-même devient une forteresse imprenable.

Émilien, avec un calme remarquable, appelle le garage, qui lui annonce une arrivée sous une heure. De mon côté, je file louer une paire de bâtons. Pendant ce temps, le reste du groupe démarre la montée pour éviter de prendre froid. Finalement, je parviens à rattraper le groupe avec le chef de course au Lac de Lioson, tandis qu’Émilien se promet de nous rejoindre une fois la voiture ouverte.

Face à nous, la Pointe des Semeleys s’élève fièrement, ses pentes promettant une belle montée et, surtout, une descente de rêve. La neige semble qualitative et la trace bien visible. Nous nous lançons dans l’ascension, enchaînant conversions après conversions, savourant l’effort et le paysage.

Arrivés au sommet, deux groupes se forment : certains poursuivent un peu plus haut sur la crête, tandis que d’autres s’arrêtent au col pour profiter du panorama. Nous avons tous une pensée pour le pauvre monsieur qui, au cours de la montée, a sûrement dû se faire le genou et qui redescendra avec moins d’entrain. Heureusement, au sommet, l’ambiance est festive : un skieur d’un autre groupe fête ses 43 ans et célèbre l’instant avec une magnifique forêt noire.

Puis vient le moment tant attendu : la descente. Et quelle descente ! Une neige étonamment agréable, des virages fluides, et des sourires qui en disent long. Un pur régal.

Épilogue et verre bien mérité

Pendant ce temps, Émilien a dû patienter pour l’intervention du garagiste, qui a pu dépanner la voiture, mais a tout de même pu entamer une partie de la montée, jusqu’à ce qu’il réalise s’être trompé d’itinéraire.

Finalement, nous nous retrouvons tous pour un verre bien mérité au tea-room. Décidemment avec tous ces soucis de voitures bloquées, cette journée aurait pu tourner à la comédie. Mais avec du beau temps, de la bonne neige et une ambiance au top, elle restera avant tout une superbe aventure en montagne !

Vivement la prochaine, avec – espérons-le – un peu moins de surprises logistiques !