Courses
Vous voulez connaître les courses, les voici!
- Description des groupes et cotations
- Voir aussi les sorties Formation
- Checklistes - infos pratiques
- Calendrier
Sa 15 août 2026
150ème, Sommet Diablerets 3216 m/ Tête de Barme
Panorama exeptionnel, malgré la fonte du glacier. Météo assez bonne vu celle qui était annoncée. Par une montée qui commence au Col du Pillon samedi matin avec la prise de la bène jusqu’au Scex Rouge. Puis les choses sérieuses commencent avec l’entrée en matière de désescalade pour aller chercher le glacier.
Arrivée au sommet 2h plus tard, quelques participant(es) partent pour la Tête de Barme. Retour à la cabane, ou l’heure de l’appéritif à sonné suivi du repas.
Dimanche matin départ à 6h30 pour La Becca d’Audon et retour à la cabane pour une croûte au fromage pour certaines et bières pour d’autres.
Merci Phillippe pour ce beau week-end orchestré de main de maître.
L’acceuil et la restauration à la cabane sont aussi très professionnel avec du pain fait au levain et tout le reste fait aussi maison.
Je 2 juil. 2026
Traversée de l'Atlas, en passant par le M'Goun
J1 2 juillet : Mollie-Margot - Marrakech (par Patrick Galliano)
L'histoire d'un chat noir, ou d'une journée galère de départ en vacances au Maroc
Départ de Mollie-Margot avec le car postal (CP) de 10h35. Je prévois large, 1h00 plus tôt, pour ne pas me stresser et faire quelques emplettes à Lausanne avant de prendre le train de 12h16 et retrouver Fabienne et Marion, mes 2 compagnes de voyage jusqu’à Marrakech pour cette journée.
10h45, toujours pas de CP 😬…Bizarre !!🤔
15 minutes plus tard, je décide de prendre ma voiture jusqu'à Savigny centre, pour chopper un autre CP et jouer la sécurité du timing. Au moment où je pose mes bagages dans mon véhicule, le CP attendu passe devant moi avec 20 min. de retard…énervant !😡
11h15, enfin dans le CP depuis Savigny-centre qui est à l'heure celui-là.
Gare de Lausanne, j’ai 25 minutes devant moi pour les derniers achats. Je mets mes bagages encombrants en consigne qui fonctionne en mode hyperconnecté (smartphone, QR Code, etc.). Ça me coûte CHF 10,00 et je vais recevoir par mail/SMS un code de déverrouillage pour récupérer les bagages le moment venu.
Emplettes en 4ème vitesse, puis je cours aux consignes pour récupérer mes bagages et prendre le train. J'ai 10 min. devant moi, sauf que je n'ai reçu aucun mail/SMS des CFF, à part celui qui confirme mon achat de CHF 10,00 pour ladite consigne.
Je file au guichet info, qui me font passer en priorité, mais trop tard, le train de 12h16 est loin, Fabienne et Marion iront sans moi à Genève-aéroport.
Pendant ce temps, l'employé CFF me confirme que ces consignes sont nulles, car ils ont recyclé des anciens casiers manuels qu'ils ont connectés avec de l'informatique embarqué, mais qui ne fonctionne pas souvent… rageant et j'imagine la personne qui rate toutes ses correspondances à cause d’un tel souci.
Bref ! Bagages récupérés, je retrouve Fabienne et Marion à l’aéroport, mais notre avion a 45 minutes de retard annoncé. Mes 2 compagnes d'aventure commencent à me traiter de chat noir et me lancent des regards sombres. ☹️
Une fois dans l’avion, celui-ci ne décolle pas... ils ont perdu le bouchon du réservoir du carburant et toute une procédure technique et de réparation doit être engagée...on ne badine pas avec la sécurité, mais cela ne fait plus de doute, je suis aux yeux de mes compagnes de voyage, le déclencheur de tous ces problèmes.
Enfin, décollage et vol sans encombre, mais si ! ☺️ Arrivé à Marrakech avec beaucoup de retard pour retrouver la canicule qui venait de nous abandonner en Suisse. 38-40°C annoncés et l'accueil tout aussi chaleureux (sans jeu de mot) de notre guide Lahoucine et son épouse, Béatrice, au charmant accent zurichois.
Thé de bienvenue (appelé ici Whisky berbère) à l'hôtel, et un plouf dans la piscine de l'hôtel... bienvenu également.
Souper Tajine poulet-citron pour les nouveaux arrivants sur le toit-terrasse de l'hôtel dominant Marrakech, plus de doute...on est en vacances et le chat noir n'ayant pu arriver à ses fins, est parti choisir d'autres victimes…Inshallah !
J2 - samedi 3 juillet : de Marrakech à Agouti (par Fabienne Anderegg)
Cette première journée nous a offert une magnifique transition entre l’effervescence de Marrakech et la sérénité des montagnes du Haut Atlas.
Après avoir retrouvé notre guide, Lahoucine, et l’équipe au complet à l’hôtel, nous avons pris la route en minibus en direction des célèbres cascades d’Ouzoud. Ce site naturel, parmi les plus beaux du Maroc, nous a accueillis avec des chutes d’eau particulièrement abondantes. Au fil de la balade, nous avons savouré un délicieux jus de fruits frais, observé les singes qui peuplent les lieux et profité d’un repas sur une terrasse surplombant la cascade.
Nous avons ensuite poursuivi notre route jusqu’à Azilal, pour visiter le musée du géoparc du M’Goun, nous permettant ainsi de découvrir les richesses géologiques de la région. Passionnant !
Puis, ayant quitté le plateau, nous empruntons la spectaculaire route de montagne menant à la vallée Aït Bouguemez. De magnifiques panoramas se sont succédés, reliefs grandioses, vallées verdoyantes, villages en pisé, cultures. La route, parfois étroite, nous a réservé quelques croisements délicats dans les villages, ajoutant une touche d’aventure à cette traversée.
Arrivés en fin de journée au gîte Flilou (minutieusement construit par notre guide Lahoucine), à Agouti, nous profitons de la magnifique terrasse et d’un thé de bienvenue. C’est là que nous passerons notre première nuit au cœur des montagnes, avant d’attaquer le vif du sujet le lendemain.
Cette journée aura surtout été marquée par les contrastes saisissants entre la ville animée de Marrakech et la quiétude de la Vallée Heureuse. En quelques heures, nous sommes passés de l’agitation urbaine aux paysages majestueux du Haut Atlas central, découvrant un Maroc authentique, rural et profondément attachant.
J3 – dimanche 4 juillet La journée des premières fois… (par Marion Jaquier)
Premier réveil en altitude = avec la fraicheur agréable de la région d’Agouti ;
Premier petit déjeuner avec les produits du terroir ;
Première rencontre avec les mules et les muletiers ;
Première traversée des cultures de la vallée Aït Bouguemez au milieu des nombreux pommiers ;
Première montée au soleil, donc première transpirée ;
Seule chute de mule dans le talus (ouf !) ;
Première vue sur la vallée ;
Première découverte de la végétation ;
Premier repas plus que copieux (qu’on a fini quand même), confortablement installés sur les matelas à l’ombre d’un arbre ;
Première rencontre avec les troupeaux locaux (chèvres, moutons) avec la naissance d’un chevreau ;
Uniques gouttes de pluie juste avant de découvrir, avec émerveillement, notre campement installé sous un surplomb ;
Première soirée avec ambiance des cavernes à 2600 m ;
Premiers massages avec option « pole dance » (pour en savoir plus, prenez rendez-vous auprès de Fabienne Anderegg à l’institut Aux Anges à La Tour-de-Peilz !)
Premier repas du soir succulent sous la tente berbère aux chandeliers ;
Première nuit sous tente, mais pas derniers ajustements de l’organisation interne des tentes pour ceux qui dorment à deux…
Journée des premières fois… sans savoir qu’on allait délicieusement s’habituer aux choses rustiques du bivouac, au service 4 étoiles des berbères, à la vie passionnante en communauté!
J4 de la Traversée du Haut Atlas – lundi 5 juillet (par Jacques Laurent)
Après une nuit sous tente, à l’abri d’une grotte à 2 625 m d’altitude et au bord d’un petit torrent, nous entamons notre deuxième journée de marche.
La journée commence dans le lit du ruisseau, avant une montée régulière dans un décor très aride jusqu’au col de Tarkeddit à près de 3 400 m.
La montée est animée par deux chiens de protection qui gardent un troupeau de brebis et de chèvres. Très agressifs au départ, ils finissent par battre en retraite grâce à notre guide berbère. Méthode éprouvée : 1) leur faire face pour ne montrer aucune peur, 2) leur lancer quelques pierres pour les renvoyer vers le berger. Mission accomplie.
Du col, la vue est magnifique : toute la chaîne du M’Goun s’étend devant nous, avec son sommet à 4 071 m que nous gravirons le lendemain.
Après 500 m de descente, nous atteignons notre bivouac sur le plateau de Tarkeddit. Un vaste espace pastoral fréquenté par des nomades et leurs troupeaux de brebis et de chèvres.
9 km parcourus en 5h30.
Pour récupérer, plusieurs d’entre nous profitent d’une douche chaude dans un petit refuge de montagne gardienné, très rustique mais appréciable.
Nous passons la nuit sous tente, au milieu des chèvres, des brebis et des ânes qui ponctueront notre sommeil de leurs braiments.
J5 – lundi 6 juillet : Ascension du M’Goun (par Dominique Leneuf)
Aujourd’hui nous avons au programme l’Ascension du M’Goun culminant à 4071m, deuxième plus haut sommet du Maroc, après le Toubkal. C’est une grosse journée qui nous attend.
Certains la craignent un peu: pas assez entraîné ? Déjà des cloques aux pieds avant de partir ? Une tourista qui s’invite? En tout cas, pour tous, c’est un réveil à 3 heures, départ de nuit à 4h après avoir avalé un petit déjeuner comme d’habitude déjà préparé par notre cuisine ambulante.
Mais notre petit groupe est bien en forme, et quand le soleil se lève, nous avons déjà avalé une bonne partie du dénivelé. La vue au lever du soleil est magnifique, des étendues désertiques à perte de vue, quelques petites taches de neige résiduelle, très rare en cette saison mais il a beaucoup neigé au Maroc cet hiver.
Nous rejoignons la crête frôlant les 4000m vers les 8h. Le vent souffle mais il ne fait pas froid. Nous longeons cette crête dans ce paysage lunaire durant 1h30 encore avant de rejoindre le sommet réel. Il est 9h30, nous sommes très bien montés .
Le CAS Jaman est au sommet M’Goun, à plus de 4000m au Maroc, pour son 150e anniversaire !
Tout le monde est bien content d’arriver là-haut dans ces conditions absolument extraordinaires. Lahoucine, notre guide, joue de son fameux selfie.
La vue est imprenable, les reliefs et les vallées se succèdent à perte de vue. Nous célébrons un peu avant de repartir pour une descente un peu raide dans du terrain cailloux terre, pas très facile au début. Certains se lâchent pour se routcher, d’autres avancent plus prudemment.
Tout ce petit monde descend tant bien que mal au travers de quelques névés résiduels pour rejoindre un magnifique endroit de picnic, près d’une rivière où il fait même encore frais. Nous, croisons quelques moutons, quelques chèvres et un ou deux bergers berbères bien camouflés dans cette nature si sauvage. 1h30 de marche encore , et nous arrivons à notre bivouac bien mérité dans la vallée Oulilimt après avoir grimpé environ 1200 m, descendu un peu plus encore et marché presque 17 km. Cela fait 9h30 que nous sommes partis.
Fabienne, contente de son groupe plutôt docile et efficace, nous offre le massage des pieds dans la rivière N’Oulilimt. Quel luxe!!!
Cette nuit tout le monde dormira bien et l’aura bien mérité.
J6 – mardi 7 juillet (par Marc Colliard)
Après l’étage reine de hier, le M’Goun à 4061m, nous allons commencer notre descente vers l’Atlas Sud le long de la vallée Oulilimt en passant par des belles gorges jusqu’aux sources d'Aflafal. Départ du bivouac à 2800m vers 7h30 après un petit déjeuner avec des crêpes au soleil levant. Il fait grand beau pas un nuage, la température est très agréable. Nous descendons la vallée le long de la rivière et apercevons des bergeries, construites dans la roche et habitées par des familles des bergers qui, en été, gardent leur moutons, brebis et dromadaires. Petite frayeur avec les chiens de garde qui sont parfois un peu agressifs.
Le chemin s’écarte de la rivière et passe par des zones rocheuses assez raides ou il faut un pied sûr, pas de souci pour le groupe tout le monde a bien géré. Après environ 2h de marche Nicole a une grosse cloque à un pied. Nous faisons un arrêt pour la soigner afin qu’elle puisse continuer dans les meilleures conditions, heureusement notre guide avait tout le matériel (aiguille, fil, désinfectant, pansement, …) à disposition.
Après 4h de marche nous arrivons dans des gorges étroites que nous remontons les pieds dans l’eau jusqu’à une impressionnante cascade. Tout le groupe en profite pour prendre une bonne douche collective dans une eau agréablement tempérée. Nous retrouvons nos muletiers et cuisinier au bas de la gorge pour un magnifique repas de midi composé de salade marocaine, riz, thon, légumes chaud, fromage et pain frais, un vrai festin au milieu de l’Atlas !
Après une bonne pause nous reprenons notre marche vers le campement du soir; arrivée vers 14h sous un soleil intense. Nous profitons de l’ombre de la tente Berbère pour faire la sieste et recharger nos batteries de téléphones et humaines aussi. Nous essayons par tous les moyens et sans grand succès d’avoir un peu de réseau pour voir le match de football Colombie – Suisse ce soir; la déception est grande, il n’y a pas assez de réseau.
Au final nous avons quand même pu voir le match Colombie – Suisse (remporté par la Suisse au tirs au but) grâce à nos muletiers qui avaient encore suffisamment de batterie sur leur téléphone et qui ont trouvé une astuce pour choper assez de réseau. C’était vraiment épique de se retrouver à 7 (2 suisses et 5 marocains) devant un téléphone et de pouvoir partager les émotions du match ensemble.
J7 – mercredi 8 juillet (par Pascale Petiet)
Nous sommes depuis quatre jours déconnectés … au sens propre et figuré.
D’abord immergée dans cette très vaste et magnifique Nature sans avoir vu beaucoup d’autres humains, ensuite à court de batterie de téléphone! (ma batterie solaire a aussi rendu l’âme).
Tôt le matin, Marion (seule ayant de la batterie) nous réveille au son du coq par des mémorables « Cocorico », ce fut radical!!!
Course plus tranquille le long de la vallée d’Ouzirimt aujourd’hui et retour à la civilisation (avec environ 17 kms). On démarre par la traversée d’une large rivière à dos de mulet : acrobaties garanties pour monter…. Au début de la vallée, une casbah en ruine mais encore debout, s’impose.
Une belle et longue marche nous attend avec la traversée de huit villages berbères pittoresques, maisons construites en terre avec un savant mélange de pierre et de bois. Il y a aussi beaucoup de cultures de légumes et arbres fruitiers : pommes, amandes, figues… Le soleil est très fort…. malgré les 2000 m d’altitude. A chaque village nous rencontrons beaucoup d’enfants en interaction avec notre équipe…. « Comment tu t’appelles? », « Stylos? »…. à la fin et à force, Patrick leur répond, je m’appelle : « Stylos »!
Nous arrivons dans un dernier village pour notre dernier bivouac…. Vers 17 h la température est encore très chaude… certains vont se rafraîchir dans un cours d’eau en contrebas. Heureux de pouvoir se rafraîchir.
Je prends une douche froide au campement, qui est bienvenue.
Le repas nous régale tous, tajine de légumes : excellent ! Mais, très fatigués par cette chaude journée, nous ne veillons pas très tard … demain d’autres aventures dans l’eau nous promet-on !
J8 – jeudi 9 juillet (par Nicole Colliard)
Ce matin, pour la dernière fois, nous nous réveillons dans nos tentes. Nous paquetons nos affaires et chaussons nos chaussures pour marcher dans l’eau. Le programme du jour est de rallier le village de Tighanimine en descendant l’oued M’Goun.
Il fait encore frais à 7h30 et personne n’a très envie de tremper ses pieds dans la rivière glacée, alors Lahoucine nous propose une petite alternative qui consiste à grimper une petite côte pour arriver un peu plus loin dans la rivière. Au sommet la vue est magnifique et maintenant que nous avons tous bien chaud on se réjouit de découvrir les gorges.
Cette année il y a eu beaucoup de neige dans l’Atlas et il a bien plu aussi, donc il y a beaucoup d’eau et le courant est fort. Les premiers pas sont rafraichissants mais nous trouvons rapidement notre rythme de croisière. Nous avons de l’eau la plupart du temps jusqu’à mi-mollet mais aussi quelquefois jusqu’à mi-cuisses et pour les plus petits un peu plus haut.
Nous descendons l’oued dans des canyons étroits, surplombés par des falaises rocheuses immenses, parfois les parois s’écartent et le soleil fait son apparition. Les contrastes de couleurs sont saisissants, entre les falaises dorées et ocres, le bleu du ciel et les arbustes que nous trouvons tout le long de cette descente. Les paysages sont grandioses. Nous apercevons quelques maisons, un chemin creusé en hauteur dans la roche et des muletiers qui eux remontent l’oued probablement pour ravitailler les villages. Nos muletiers – qui pour une fois sont sur le dos de leur mule – nous dépassent rapidement. Ils avancent bien plus vite que nous.
Vers midi nous arrivons dans un petit paradis, un gite d’étape magnifique. C’est là que nos cuisiniers se sont installés pour nous préparer un repas délicieux comme d’habitude. Après la sieste à l’ombre de grands arbres, nous repartons. Le canyon s’élargit et la rivière est bordée de magnifiques lauriers roses et d’arbres majestueux. Après environ 2 heures de marche nous arrivons à notre gite, douche chaude et thé à la menthe servi dans une alcôve de la maison sont au programme. Par contre il n’y a pas de réseau dans le village et c’est le désespoir pour nos muletiers et nos amateurs de foot. Ce soir le Maroc joue contre la France !!!
C’était sans compter la débrouillardise de notre guide qui après quelques discussions nous annonce qu’un habitant du village nous accueillera chez lui pour regarder le match. Après le souper nous partons tous pour le village. Nous arrivons dans une maison traditionnelle avec des chèvres et des poules devant l’entrée et nous passons par l’extérieur pour arriver au deuxième étage en construction. C’est là que la télévision a été installée pour accueillir environ 60-80 personnes du village et nous. Malgré la défaite du Maroc (il y avait quand même 2 supporters pour la France), nous avons vécu un moment magique et irréel. Je suis sûre que cette soirée restera dans la mémoire de chacun et chacune d’entre nous.
J9 – vendredi 10 juillet : Transfert Tighanimine- Boutaghrar - Aït Ben Haddou (par Patrick Galliano)
Après cette soirée mémorable et improbable dans le village de Tighanimine, où nous avons assisté au match Maroc-France de Coupe du monde de foot chez le seul habitant du village à avoir la télé et l'abonnement pour voir les matchs en direct, en compagnie de tous les hommes et enfants mâles du bled, nous nous sommes réveillés aux traditionnelles 06h00 tapantes pour retrouver nos compagnons berbères (muletiers et guide) emprunts d'une certaine tristesse de l'élimination de leur équipe favorite et nous de la fin de la véritable aventure de notre trek magnifique et dépaysant dans le haut-Atlas.
Photo souvenir du groupe complet (sans les mules), embrassades d'adieu et remerciements sincères pour tout le boulot que ces petits hommes des montagnes ont accompli pour nous rendre nos vacances merveilleuses et inoubliables. Une dernière épreuve de franchissement de rivière sur une poutre aurait pu générer un plouf et une moquerie des autres membres du groupe, mais il n'en a rien été. La suite de l'aventure se poursuivra en minibus.
Auparavant, notre très estimée organisatrice a souhaité faire désigner par une main innocente (Lahoucine notre guide en l'occurrence) le/la dernier-e rapporteur-se de notre périple. Ce fût votre serviteur qui fût l’heureux élu. ☹ Hélas une enquête minutieuse a confirmé que le tirage au sort a été "pipé", digne d'une élection dans une république bananière, tout cela sous l'influence maléfique de la benjamine du groupe que je ne nommerai pas. Donc, je m’y colle pour mon plus grand plaisir une deuxième fois lors de ce séjour.
Nous partîmes pour Ouarzazat avec une halte-marche d’1 heure dans le pittoresque village de Boutaghrar dans la vallée des roses 🌹.
Cette oasis est réputée pour ses kasbahs en pisé et ses champs de roses de Damas qui alimentent les grandes marques de cosmétiques pour tous les produits dérivés de l'eau de rose.
Nous retraversons l'Atlas en minibus cette fois.
Puis Ouarzazat, 38°C 🥵, visite rapide du souk et couscous du vendredi au resto du coin.
Nous arrivâmes en début d'après-midi à Aït Ben Haddou et au magnifique riad Maktoub qui sera notre lieu d'hébergement du dernier soir.
Thé traditionnel de bienvenue, un plongeon dans la piscine et nous voilà reparti (à pied) pour visiter la Kasbah où de nombreux films hollywoodiens ont été tourné.
La lumière de fin de journée et le coucher du soleil rendent l'endroit encore plus mythique.
Nous sommes tous un peu nostalgiques de ces belles journées passées ensemble à gambader dans les montagnes et rivières de l'Atlas, hors de la civilisation, des réseaux de télécommunications et des news déprimantes qui font généralement le quotidien de l'homus modernus...
Dernier souper tous ensemble, traditionnelle tajine, puis on regagne le luxe de nos chambres d’hôtel histoire de se réacclimater lentement à la civilisation avant le retour sur Marrakech et la Suisse.
J’abuse encore de quelques lignes de ce rapport pour remercier Fabienne pour cette très belle initiative qui a permis à quelques membres privilégiés du CAS-Jaman de découvrir ces endroits magiques du Haut-Atlas, de s’imprégner de la culture berbère, de côtoyer des gens dévoués et amoureux de leur pays et de leurs régions, Lahoucine, notre guide passionné de l’histoire du Maroc et de sa culture berbère, mais aussi docteur en petits bobos si nécessaire, Hassan le cuisto-magique qui nous a offert chaque jour avec sa cuisine ambulante des festins de rois au milieu de nulle-part, mais toujours dans des endroits magiques, et sans oublier les muletiers et leurs 8 mules qui ont tous abattu un travail de titan pour notre bien-être quotidien, avec gentillesse et bienveillance. J’ai, personnellement, vécu intensément chaque minute passée de cette expérience marocaine au sein d’un groupe joyeux et harmonieux. Merci à tous.
J10 de la Traversée du Haut Atlas – samedi 11 juillet (par Jacques Laurent)
Après une nuit dans un riad particulièrement confortable à Aït Ben Haddou, nous remontons en bus la splendide vallée d’Ounila sur près de 100 km, jusqu’au col du Tizi n’Tichka à 2260 m.
La vallée est spectaculaire : escarpée, minérale, avec des versants aux teintes ocre, rouge et jaune qui se succèdent. Au fond, l’oued Ounila trace une oasis d’un vert éclatant sur toute sa longueur : palmiers, champs en terrasses, amandiers. Accrochés aux flancs de la montagne, de nombreux villages berbères aux maisons de terre surplombent cette verdure.
Nous marquons une pause de 45 minutes pour une balade dans le fond de vallée. L’air y est étonnamment frais et humide. Grâce à un ingénieux réseau de canaux d’irrigation, on y cultive arbres fruitiers et légumes, au cœur d’une vallée par ailleurs écrasée par la chaleur. Un contraste saisissant. Magnifique.
La journée se poursuit par la visite passionnante de la kasbah de Telouet, ancien palais du Pacha El Glaoui. Édifiée et développée à partir de 1860 à côté d’une kasbah plus ancienne, elle se présente de l’extérieur comme une immense forteresse de pisé rouge, aux tours crénelées et aux murs épais. Une grande partie est aujourd’hui en ruine et la section la plus ancienne a été très endommagée par le tremblement de terre de 2023.
Le contraste est saisissant en pénétrant dans la partie rénovée entre 1942 et 1945 : salles et chambres richement décorées, stucs finement ciselés à la main, cèdres sculptés et peints, zelliges ornant murs et sols. Le faste du "Seigneur de l’Atlas" est encore palpable.
Sur la descente du col du Tichka, arrêt dans une coopérative de femmes berbères. Nous assistons à la méthode traditionnelle de concassage et d’extraction de l’huile d’argan, utilisée en cosmétique et en cuisine.
Nous terminons enfin notre périple à Marrakech, autour d’un dernier verre partagé avec la femme de notre guide, Lahoucine, avant de prendre la route de l’aéroport.
Sa 9 mai 2026
Travail d'ouverture cabane Jaman
Toute bonne journée d’ouverture de cabane commence par un café croissant sur la terrasse. Cinq membres du club se sont joints à la commission pour les travaux, soit ; Fabienne, Flora, Jean, Aurèle (sénior) et Aurèle (junior). Après avoir démonter la paroi de protection de l’hiver, la remise en place des cheneaux et des tourniquets, les membres se mettent, même, à quatre pattes pour arracher les mauvaises herbes tenaces. Quant aux hommes forts, ils creusent une tranchée du côté de la fontaine, afin d’isoler le mur du chalet.
Sous les ordres de Flora, Isabel exécute (sans répit) la mise en place des draps, prend la poussière et n’hésite pas à escalader les tables pour nettoyer les lampes. La cabane est ripolinée de partout, les vitres sont transparentes et plus un grain de poussière… merci à nos dames.
Du côté du jardin botanique, Aurèle (junior) fait un nettoyage complet et nous pouvons à nouveau admirer les magnifiques gentianes du printemps. Il va à nouveau monter au chalet afin d’y installer un petit descriptif des différentes plantes. Un membre prêt à nous épauler, merci et bravo.
Pendant que tout ce petit monde s’affaire, à l’intérieur Fabienne et l’intendante prépare le dîner pour tous ces estomacs “bénévoles”.
Même si on ferait bien une sieste après le repas, il faut terminer les travaux.. des hôtes vont arriver dès 15h.
Toute l’équipe prend le temps de s’arrêter aux Avants (à la foire aux artisans) pour partager le dernier de l’amitié. Un grand bravo et merci à toutes et tous pour ces beaux moments de partage.
Ve 30 jan. 2026
Sortie rando pleine lune
Sortie en randonnée à ski sous la pleine lune, comme un cadeau suspendu dans le temps. Tout était aligné : une neige parfaite, silencieuse sous les peaux, un froid juste ce qu’il faut, et cette lumière irréelle de la lune qui dessinait les reliefs et transformait la montagne en décor de rêve. Pas besoin de frontale, la pleine lune suffisait à éclairer nos pas et à donner à la soirée une atmosphère presque magique.
Arrivés là-haut, la pause fondue a fini de sceller le moment : simple, chaleureuse, délicieuse — exactement ce qu’il fallait. Entre rires, vapeur qui s’échappe et regards perdus dans la nuit blanche, le temps semblait s’être arrêté. Une sortie où tout était juste, fluide, évident. Un vrai moment hors du temps, gravé quelque part entre la neige, la lune et le plaisir d’être là, ensemble.
Sa 10 jan. 2026
formation avalanche Jeunesse
Ce week-end avalanche s’est déroulé dans une ambiance aussi formatrice que conviviale, au sein d’une petite équipe hétéroclite composée de jeunes âgés de 10 à 16 ans, encadrés par une monitrice et un guide.
Les conditions rencontrées ont été particulièrement riches et variées : de la tempête de neige bien hivernale à une poudreuse de rêve sous un ciel bleu éclatant. Un terrain idéal pour apprendre, observer et comprendre la montagne dans toute sa diversité.
Entre les exercices de recherche en avalanche, le saut construit devant la cabane a offert de beaux moments de défoulement et de rires, permettant aux jeunes de se dépenser tout en renforçant la cohésion du groupe.
Avec un degré de danger d’avalanche annoncé à 4 sur 5 (risque fort), ce week-end a été une formidable opportunité pédagogique. Les participants ont pu acquérir de nombreuses connaissances et réflexes essentiels, tout en évoluant dans un cadre absolument sécurisé, grâce à une adaptation constante aux conditions et au terrain.
En résumé, un week-end comme on les aime, où formation et partage ont rimé avec plaisir, amitié et passion de la montagne.
Sa 13 déc. 2025
Noël au Chalet de Jaman
Noël au chalet de Jaman
Lorsque nous arrivons au chalet, Bernard, Michel et moi s’offrons une petite pause-café et repas de midi (sur la terrasse) avant la préparation de notre veillée au chalet.
Les tables et la décoration à l’intérieur se font par les Messieurs et Madame peaufine la bûche de Noël et prépare la mousse au thon (pour l’entrée). A 16h arrivent les premiers invités, partis depuis le Gresaley. Un bon vin chaud sur la terrasse et les voilà remis de l’effort fournit. Puis gentiment les autres clubistes apparaissent sur le coin de la terrasse. Pendant ce temps, Michel a fait un bel iglou qui tout de suite a été squatté par un gnome de Noël.
Il est temps de rentrer, le soleil est couché. Petit apéro convivial debout devant le sapin de Noël et Michel profite de faire une belle photo. Bernard annonce que le repas est prêt. Chacun prend son verre et s’assied. Les clubistes réjouissent leurs papilles gustatives et le souper se déroule dans le calme.
Quelques personnes s’attellent à la vaisselle, à la suite de quoi notre conteur, Pierre se place en tête de table, commence l’histoire « la carde maudite, habitée d’un esprit maléfique » d’Edmond Junker (ancien président de la Section, 1972) puis il nous fait part d’un recueil sur l’église de St-Martin (proposé par Jean Pierre Pintozzi, absent). Toute l’assemblée est pendue à ses lèvres. A la suite de cela arrive le dessert (tout le monde apprécie, même Isabel qui n’a pas l’habitude de manger des sucreries).
A la suite de cela, deux dames décident de nous quitter et descendre sur les Avants (alors que la veillée n’est pas terminée). Elles s’en vont et de notre côté nous commençons les chants de Noël (un joli chœur avec des basses – ténors – alti et soprani). Yvon nous invite à retourner sur la terrasse et admirer les étoiles filantes. Il fait beau et le ciel est complètement dégagé. Nous pouvons admirer la voie lactée et de temps en temps de petits cris s’échappent de la bouche des visiteurs. Nous restons bien une demie heure sur le banc dans une atmosphère bien chaude pour la saison.
À 23h tout ce petit monde, va se coucher et la nuit se déroule dans un calme olympien (pas de ronfleur). Il est 8h le dimanche, lorsque tous les clubistes sont attablés pour un copieux déjeuner avec un pot de miel offert par notre nouveau venu Andreas Martens (un grand merci).
Merci aux clubistes d’être venus partager ce moment magique avec la commission du chalet. Elle se recommande pour l’année prochaine.
Ve 17 oct. 2025
Animation
Vendredi, le brouillard est venu jouer au yoyo pour notre IIè brisolée au chalet de Jaman. Cela n’a pas découragé les 14 membres inscrits et les membres de la commission à monter au col de Jaman. Quelques-uns ont profité de rendre visite à nos amis ornithologues, qui cette année n’ont pas logé au chalet. Nous avons profité de la chaleur du chalet pour l’apéro et le souper. Un moment de partage entre les nouveaux membres et les anciens, la découverte du chalet pour d’autres et une soirée conviviale entre clubistes. Certains sont redescendus en plaine, tandis que les autres restaient dormir.
Au réveil, le décor était tout autre ; joli levé de soleil sur les montagnes chablaisannes. Après le déjeuner un couple nous a quitté pour aller randonner dans les environs et les membres de la commission se sont mis au travail afin de recevoir la nouvelle équipe de Jaman. L’apéro a été pris sur le banc de la terrasse en admirant la Riviera et à 12h30, notre « Brisoleur » a invité toute l’assemblée à passer à table à l’intérieur. Le dessert a été servi sur la terrasse, sous un soleil de plomb.
Un grand merci à tous les membres de la commission pour le travail accompli et aux clubistes, toujours fidèles au rendez-vous de Jaman.
Sa 4 oct. 2025
Escalade
Le plan initial ? Les aiguilles de Baulmes. Mais avec les précipitations qui fonçaient droit sur nous depuis l'ouest, il a fallu s'adapter. Cap donc sur le Valais, direction Chemin, pour une journée d'escalade au soleil garantie !
Quelle belle surprise : du granite de rêve, des voies variées du 4c au 7a, le tout baigné de lumière automnale avec une vue imprenable sur les Alpes, les glaciers et les sommets déjà saupoudrés de neige. Un cadre à couper le souffle !
L’ambiance était au top, les cordées motivées, et le picnic partagé dans ce décor de carte postale a mis tout le monde d’accord. Une journée parfaite, pleine de rires, de grimpe et de nature — le genre de journée qui recharge vraiment les batteries.