Courses
Vous voulez connaître les courses, les voici!
- Description des groupes et cotations
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- Checklistes - infos pratiques
- Calendrier
Di 16 août 2026
150ème, Nägelihore arête NNE intégrale
Levés au plus tôt pour pouvoir décider de notre itinéraire selon la météo, nous avons constatés avec dépit que les orages annoncés menaçaient toujours notre après-midi. Donc: plan B ! Mireille nous propose une promenade du dimanche matin magnifique: le sommet du Nägelihore par les vires du versant ouest.
Partis à deux cordées peu avant sept heures, nous sommes rapidement arrivés au début des difficultés: trois belles longueurs de magnifique rocher dans le IV+. Ayant une fois pris pied sur les vires, nous avons progressé à l’horizontale pendant une bonne heure, concentrés mais heureux d’être là, humbles devant l’ambiance lunaire et joyeux du soleil levant !
L’arrivée au sommet fut l’occasion d’une petite pause goûter et c’est retour à la cabane par le même itinéraire. Trois rappels plus tard, c’est avec un café et une part de tarte que nous sommes accueillis ! Merci à Mireille pour la course, et pour l'équipement de l'itinéraire :)
Levés ...
Sa 15 août 2026
150ème, longues voies Tête aux Chamois
À l’occasion du tour des cabanes pour les 150 ans de la section, nous sommes toute une équipe à aller découvrir les longues voies de la tête au chamois, sous la cabane des Diablerets. Ce sont trois cordées qui s’engagent dans ces superbes longues voies d’ambiance alpine, respectivement dans la diagonale du fou, le jardin suspendu et dans l’écho du diable.
Les voies sont belles, chacun a bien choisi sa difficulté et nous progressons avec plaisir dans le calcaire souvent bon, sous les yeux abasourdis des touristes transportés dans la bétaillère euh pardon benne.
Les voies sorties, chacun selon son énergie continue: Anne et Joachim se lancent dans Minicim, puis se séparent, l’une pour la sieste, l’autre pour quelques couennes avec Mireille qui se terminent en sauvetage de matériel. Pierrick et Rosette vont aussi profiter du secteur Cabane, rejoignant ainsi Philippe et Kevin, de sorte que tout le monde est arrivé bien fatigué au souper, qui sans surprise, fut excellent !
À l&r ...
Je 13 août 2026
Pointe de Paray
Montbovon – La Brâ
De prime abord, le CdC Peter Sonderegger avait programmé l’ascension de la Pointe de Paray, 2375 m, dans le massif du Vanil Noir. Cependant la reconnaissance effectuée quelques jours avant a imposé, vu la longueur et la difficulté du projet, une prudente modification. Alors vive les propositions de SuisseMobile (ou Suisse Rando) : « La Suisse à pied en été » ! Dès Montbovon gare, une dénivellation de 780 m, une longueur de 10 km et 4 heures de marche sont les données de l’itinéraire régional 273 « L’Intyamon de Montbovon à la Brâ ». Cette randonnée exigeante au fort dénivelé dans une nature sauvage et préservée culmine à l’alpage bien ouvert de la Brâ, 1462 m, point de vue remarquable. Plus haut se situe l’Aiguille, 1682 m, joli belvédère où l’on trouve un mât portant une station météo plutôt qu’une croix. Notre CdC y est allé lors de sa reconnaissance !
Le parcours circulaire descend ensuite direction Lessoc puis longe le lac éponyme avant de rejoindre le point de départ, ce nœud ferroviaire dépourvu d’établissements publics, sauf le Chef de Gare en fin de semaine. Les jeudistes 1 et demi sont montés jusqu’à l’alpage de Solomon, environ 1220 m, puis ont emprunté une bretelle presque horizontale leur permettant de rejoindre le gros de l’équipe de onze participant(e)s pour le pique-nique avant la descente. En cette journée à nouveau caniculaire, les forêts garnissant le flanc de la vallée puis la rive gauche du lac artificiel de Lessoc apportaient une ombre bienvenue.
Le côté culturel de cette sortie est aussi intéressant, avec l’ancienne Auberge de la Croix Blanche à Montbovon (le Vieux Chalet, relais postal au temps des diligences, construit en 1725), le pont couvert de Lessoc (datant de 1667) et le vieux pont à arche de pierre qui enjambe l’Hongrin, remontant à 1578. On a remarqué aussi des positions défensives datant du Réduit national 39-45, quand le hérisson helvétique montrait ses piquants dissuasifs.
La crête de Solomon parcourue est à la limite FR-VD, mais il existe aussi le col de Sonlomont, entièrement vaudois celui-ci, séparant les Monts Chevreuils et Planachaux, de l’autre côté de la belle vallée creusée par la Sarine.
Je 6 août 2026
La Fouly - Pierre Javelle
LA PIERRE JAVELLE
CdC Pierre Savary Météo : beau et chaud.
En cette même année 1876, il y a 150 ans, Emile Javelle a fondé la section Jaman du CAS et effectué la première ascension du Tour Noir, 3836m. Ce sommet rocheux se situe à la frontière franco-suisse, entre le glacier de l’A Neuve du val Ferret valaisan et le bassin du glacier d’Argentière haut-savoyard. A environ 3 km au sud se dresse le Mont Dolent, 3819 m, borne italo-franco-helvétique. Emile Javelle était accompagné de trois camarades : M. Turner un jeune Anglais, Joseph Mooser un guide de Zermatt, et François Fournier porteur et cristallier de Salvan. Où avaient-ils passé la nuit du 2 au 3 août 1876 ? Pas à la cabane Dufour, inaugurée en 1927 et maintenant appelée cabane de l’A Neuve. Ni dans une pension de La Fouly, alors un alpage, d’ailleurs à l’époque complètement déserté en hiver et d’où, en été, les paysans du coin livraient du bois à l’hospice du Grand-Saint-Bernard, par le col des Chevaux justement. Nos alpinistes ont dormi à l’abri d’un gros rocher, appelé maintenant la Pierre Javelle et portant une inscription gravée « A E. JAVELLE LA SECTION DES DIABLERETS DU C.A.S. 1927 ». La visite de ce bivouac improvisé, but de la journée pour les jeudistes, fut une façon d’honorer la mémoire de notre fondateur.
Parmi les 13 jeudistes présents (dont deux dames), Bernard Bovy et Jean-Pierre Pintozzi ont accompli l’ascension du Tour Noir en tout cas deux fois : en 1976 lors du centenaire de Jaman et en 1983 pour les cent ans de la mort d’Emile Javelle. Ces deux valeureux vétérans ont pu constater le recul important et la fonte rapide du glacier de l’A Neuve, visiblement moribond. Impressionnant et désolant phénomène, inquiétant aussi… La disparition de ces (naguère formidables) carapaces de glace est vraiment en cours…
Le 6 août donc fut une belle journée pour les jeudistes qui, dans ce cadre superbe de La Fouly où transitent les randonneurs lourdement chargés effectuant le Tour du Mont Blanc, ont pu tester leur forme (très diverse !) pour réaliser un dénivelé positif de 550 mètres. Environ quatre heures de marche au total ont donné l’occasion de vérifier la règle imposant que l’on soit toujours au minimum deux randonneurs ensemble sur un itinéraire, à la montée comme à la descente…
Et tous nous avons eu une pensée pour Emile Javelle, cet homme surdoué (alpiniste, écrivain, dessinateur), malheureusement décédé de la tuberculose à l’âge de 36 ans. Dans son ouvrage « Souvenirs d’un alpiniste », il a écrit, en relatant la première ascension du Tour Noir, les lignes suivantes, qui illustrent le plaisir qu’éprouvent aussi les jeudistes en montagne : « Juchés, plutôt qu’assis, sur des blocs branlants, les jambes pendantes sur les précipices qui s’ouvraient aux flancs de notre gigantesque clocher, nous pouvions jouir tranquillement d’un de ces spectacles devant lesquels on pense tout naïvement qu’on est heureux d’être au monde et d’avoir de bons yeux ».
Je 30 juil. 2026
Lac de Soi
Le lac de Soi. Perché à 2246 m sur le flanc nord des Dents du Midi, rive droite de la Vièze et dominant Champéry et Val d’Illiez, le très joli lac de Soi, délicatement préservé, est comme une œuvre d’art naturelle. Deux frères, Pierre-Marie et Marcel Cherix, ont apporté, dès 1989, un côté étonnamment poétique à ce coin de paradis, en construisant des édifices en pierres sèches (un portique, des pyramides circulaires, …) et en aménageant les abords avec un soin particulier. Ce site vaut la peine d’y monter !
Le Signal de Soi. Trônant à 2056 m, ce point de vue remarquable est comme le pupitre d’un chef d’orchestre qui, avec l’opulent val d’Illiez et ses nombreux touristes comme spectateurs, dirige ses musiciens ; au nombre de sept, ils s’appellent la Cime de l’Est, la Forteresse, la Cathédrale, l’Eperon, la Dent Jaune, les Doigts et la Haute Cime.
Un effort significatif s’impose pour visiter ces deux beaux endroits. Au nombre de huit, les jeudistes, à partir de Plan de Soi, ont effectué, en cette journée caniculaire, plus de 1100 mètres de dénivellation et plus de 5 heures de marche. Au retour, le passage à la cascade de Frassenaye, où la relève des jeudistes se rafraîchissait, tout près du point de départ, a été revigorant.
Je 23 juil. 2026
Cabane Rambert
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Je 16 juil. 2026
Col du Pillon - L'Etivaz Via Valdensis 18
Je 2 juil. 2026
Traversée de l'Atlas, en passant par le M'Goun
J1 2 juillet : Mollie-Margot - Marrakech (par Patrick Galliano)
L'histoire d'un chat noir, ou d'une journée galère de départ en vacances au Maroc
Départ de Mollie-Margot avec le car postal (CP) de 10h35. Je prévois large, 1h00 plus tôt, pour ne pas me stresser et faire quelques emplettes à Lausanne avant de prendre le train de 12h16 et retrouver Fabienne et Marion, mes 2 compagnes de voyage jusqu’à Marrakech pour cette journée.
10h45, toujours pas de CP 😬…Bizarre !!🤔
15 minutes plus tard, je décide de prendre ma voiture jusqu'à Savigny centre, pour chopper un autre CP et jouer la sécurité du timing. Au moment où je pose mes bagages dans mon véhicule, le CP attendu passe devant moi avec 20 min. de retard…énervant !😡
11h15, enfin dans le CP depuis Savigny-centre qui est à l'heure celui-là.
Gare de Lausanne, j’ai 25 minutes devant moi pour les derniers achats. Je mets mes bagages encombrants en consigne qui fonctionne en mode hyperconnecté (smartphone, QR Code, etc.). Ça me coûte CHF 10,00 et je vais recevoir par mail/SMS un code de déverrouillage pour récupérer les bagages le moment venu.
Emplettes en 4ème vitesse, puis je cours aux consignes pour récupérer mes bagages et prendre le train. J'ai 10 min. devant moi, sauf que je n'ai reçu aucun mail/SMS des CFF, à part celui qui confirme mon achat de CHF 10,00 pour ladite consigne.
Je file au guichet info, qui me font passer en priorité, mais trop tard, le train de 12h16 est loin, Fabienne et Marion iront sans moi à Genève-aéroport.
Pendant ce temps, l'employé CFF me confirme que ces consignes sont nulles, car ils ont recyclé des anciens casiers manuels qu'ils ont connectés avec de l'informatique embarqué, mais qui ne fonctionne pas souvent… rageant et j'imagine la personne qui rate toutes ses correspondances à cause d’un tel souci.
Bref ! Bagages récupérés, je retrouve Fabienne et Marion à l’aéroport, mais notre avion a 45 minutes de retard annoncé. Mes 2 compagnes d'aventure commencent à me traiter de chat noir et me lancent des regards sombres. ☹️
Une fois dans l’avion, celui-ci ne décolle pas... ils ont perdu le bouchon du réservoir du carburant et toute une procédure technique et de réparation doit être engagée...on ne badine pas avec la sécurité, mais cela ne fait plus de doute, je suis aux yeux de mes compagnes de voyage, le déclencheur de tous ces problèmes.
Enfin, décollage et vol sans encombre, mais si ! ☺️ Arrivé à Marrakech avec beaucoup de retard pour retrouver la canicule qui venait de nous abandonner en Suisse. 38-40°C annoncés et l'accueil tout aussi chaleureux (sans jeu de mot) de notre guide Lahoucine et son épouse, Béatrice, au charmant accent zurichois.
Thé de bienvenue (appelé ici Whisky berbère) à l'hôtel, et un plouf dans la piscine de l'hôtel... bienvenu également.
Souper Tajine poulet-citron pour les nouveaux arrivants sur le toit-terrasse de l'hôtel dominant Marrakech, plus de doute...on est en vacances et le chat noir n'ayant pu arriver à ses fins, est parti choisir d'autres victimes…Inshallah !
J2 - samedi 3 juillet : de Marrakech à Agouti (par Fabienne Anderegg)
Cette première journée nous a offert une magnifique transition entre l’effervescence de Marrakech et la sérénité des montagnes du Haut Atlas.
Après avoir retrouvé notre guide, Lahoucine, et l’équipe au complet à l’hôtel, nous avons pris la route en minibus en direction des célèbres cascades d’Ouzoud. Ce site naturel, parmi les plus beaux du Maroc, nous a accueillis avec des chutes d’eau particulièrement abondantes. Au fil de la balade, nous avons savouré un délicieux jus de fruits frais, observé les singes qui peuplent les lieux et profité d’un repas sur une terrasse surplombant la cascade.
Nous avons ensuite poursuivi notre route jusqu’à Azilal, pour visiter le musée du géoparc du M’Goun, nous permettant ainsi de découvrir les richesses géologiques de la région. Passionnant !
Puis, ayant quitté le plateau, nous empruntons la spectaculaire route de montagne menant à la vallée Aït Bouguemez. De magnifiques panoramas se sont succédés, reliefs grandioses, vallées verdoyantes, villages en pisé, cultures. La route, parfois étroite, nous a réservé quelques croisements délicats dans les villages, ajoutant une touche d’aventure à cette traversée.
Arrivés en fin de journée au gîte Flilou (minutieusement construit par notre guide Lahoucine), à Agouti, nous profitons de la magnifique terrasse et d’un thé de bienvenue. C’est là que nous passerons notre première nuit au cœur des montagnes, avant d’attaquer le vif du sujet le lendemain.
Cette journée aura surtout été marquée par les contrastes saisissants entre la ville animée de Marrakech et la quiétude de la Vallée Heureuse. En quelques heures, nous sommes passés de l’agitation urbaine aux paysages majestueux du Haut Atlas central, découvrant un Maroc authentique, rural et profondément attachant.
J3 – dimanche 4 juillet La journée des premières fois… (par Marion Jaquier)
Premier réveil en altitude = avec la fraicheur agréable de la région d’Agouti ;
Premier petit déjeuner avec les produits du terroir ;
Première rencontre avec les mules et les muletiers ;
Première traversée des cultures de la vallée Aït Bouguemez au milieu des nombreux pommiers ;
Première montée au soleil, donc première transpirée ;
Seule chute de mule dans le talus (ouf !) ;
Première vue sur la vallée ;
Première découverte de la végétation ;
Premier repas plus que copieux (qu’on a fini quand même), confortablement installés sur les matelas à l’ombre d’un arbre ;
Première rencontre avec les troupeaux locaux (chèvres, moutons) avec la naissance d’un chevreau ;
Uniques gouttes de pluie juste avant de découvrir, avec émerveillement, notre campement installé sous un surplomb ;
Première soirée avec ambiance des cavernes à 2600 m ;
Premiers massages avec option « pole dance » (pour en savoir plus, prenez rendez-vous auprès de Fabienne Anderegg à l’institut Aux Anges à La Tour-de-Peilz !)
Premier repas du soir succulent sous la tente berbère aux chandeliers ;
Première nuit sous tente, mais pas derniers ajustements de l’organisation interne des tentes pour ceux qui dorment à deux…
Journée des premières fois… sans savoir qu’on allait délicieusement s’habituer aux choses rustiques du bivouac, au service 4 étoiles des berbères, à la vie passionnante en communauté!
J4 de la Traversée du Haut Atlas – lundi 5 juillet (par Jacques Laurent)
Après une nuit sous tente, à l’abri d’une grotte à 2 625 m d’altitude et au bord d’un petit torrent, nous entamons notre deuxième journée de marche.
La journée commence dans le lit du ruisseau, avant une montée régulière dans un décor très aride jusqu’au col de Tarkeddit à près de 3 400 m.
La montée est animée par deux chiens de protection qui gardent un troupeau de brebis et de chèvres. Très agressifs au départ, ils finissent par battre en retraite grâce à notre guide berbère. Méthode éprouvée : 1) leur faire face pour ne montrer aucune peur, 2) leur lancer quelques pierres pour les renvoyer vers le berger. Mission accomplie.
Du col, la vue est magnifique : toute la chaîne du M’Goun s’étend devant nous, avec son sommet à 4 071 m que nous gravirons le lendemain.
Après 500 m de descente, nous atteignons notre bivouac sur le plateau de Tarkeddit. Un vaste espace pastoral fréquenté par des nomades et leurs troupeaux de brebis et de chèvres.
9 km parcourus en 5h30.
Pour récupérer, plusieurs d’entre nous profitent d’une douche chaude dans un petit refuge de montagne gardienné, très rustique mais appréciable.
Nous passons la nuit sous tente, au milieu des chèvres, des brebis et des ânes qui ponctueront notre sommeil de leurs braiments.
J5 – lundi 6 juillet : Ascension du M’Goun (par Dominique Leneuf)
Aujourd’hui nous avons au programme l’Ascension du M’Goun culminant à 4071m, deuxième plus haut sommet du Maroc, après le Toubkal. C’est une grosse journée qui nous attend.
Certains la craignent un peu: pas assez entraîné ? Déjà des cloques aux pieds avant de partir ? Une tourista qui s’invite? En tout cas, pour tous, c’est un réveil à 3 heures, départ de nuit à 4h après avoir avalé un petit déjeuner comme d’habitude déjà préparé par notre cuisine ambulante.
Mais notre petit groupe est bien en forme, et quand le soleil se lève, nous avons déjà avalé une bonne partie du dénivelé. La vue au lever du soleil est magnifique, des étendues désertiques à perte de vue, quelques petites taches de neige résiduelle, très rare en cette saison mais il a beaucoup neigé au Maroc cet hiver.
Nous rejoignons la crête frôlant les 4000m vers les 8h. Le vent souffle mais il ne fait pas froid. Nous longeons cette crête dans ce paysage lunaire durant 1h30 encore avant de rejoindre le sommet réel. Il est 9h30, nous sommes très bien montés .
Le CAS Jaman est au sommet M’Goun, à plus de 4000m au Maroc, pour son 150e anniversaire !
Tout le monde est bien content d’arriver là-haut dans ces conditions absolument extraordinaires. Lahoucine, notre guide, joue de son fameux selfie.
La vue est imprenable, les reliefs et les vallées se succèdent à perte de vue. Nous célébrons un peu avant de repartir pour une descente un peu raide dans du terrain cailloux terre, pas très facile au début. Certains se lâchent pour se routcher, d’autres avancent plus prudemment.
Tout ce petit monde descend tant bien que mal au travers de quelques névés résiduels pour rejoindre un magnifique endroit de picnic, près d’une rivière où il fait même encore frais. Nous, croisons quelques moutons, quelques chèvres et un ou deux bergers berbères bien camouflés dans cette nature si sauvage. 1h30 de marche encore , et nous arrivons à notre bivouac bien mérité dans la vallée Oulilimt après avoir grimpé environ 1200 m, descendu un peu plus encore et marché presque 17 km. Cela fait 9h30 que nous sommes partis.
Fabienne, contente de son groupe plutôt docile et efficace, nous offre le massage des pieds dans la rivière N’Oulilimt. Quel luxe!!!
Cette nuit tout le monde dormira bien et l’aura bien mérité.
J6 – mardi 7 juillet (par Marc Colliard)
Après l’étage reine de hier, le M’Goun à 4061m, nous allons commencer notre descente vers l’Atlas Sud le long de la vallée Oulilimt en passant par des belles gorges jusqu’aux sources d'Aflafal. Départ du bivouac à 2800m vers 7h30 après un petit déjeuner avec des crêpes au soleil levant. Il fait grand beau pas un nuage, la température est très agréable. Nous descendons la vallée le long de la rivière et apercevons des bergeries, construites dans la roche et habitées par des familles des bergers qui, en été, gardent leur moutons, brebis et dromadaires. Petite frayeur avec les chiens de garde qui sont parfois un peu agressifs.
Le chemin s’écarte de la rivière et passe par des zones rocheuses assez raides ou il faut un pied sûr, pas de souci pour le groupe tout le monde a bien géré. Après environ 2h de marche Nicole a une grosse cloque à un pied. Nous faisons un arrêt pour la soigner afin qu’elle puisse continuer dans les meilleures conditions, heureusement notre guide avait tout le matériel (aiguille, fil, désinfectant, pansement, …) à disposition.
Après 4h de marche nous arrivons dans des gorges étroites que nous remontons les pieds dans l’eau jusqu’à une impressionnante cascade. Tout le groupe en profite pour prendre une bonne douche collective dans une eau agréablement tempérée. Nous retrouvons nos muletiers et cuisinier au bas de la gorge pour un magnifique repas de midi composé de salade marocaine, riz, thon, légumes chaud, fromage et pain frais, un vrai festin au milieu de l’Atlas !
Après une bonne pause nous reprenons notre marche vers le campement du soir; arrivée vers 14h sous un soleil intense. Nous profitons de l’ombre de la tente Berbère pour faire la sieste et recharger nos batteries de téléphones et humaines aussi. Nous essayons par tous les moyens et sans grand succès d’avoir un peu de réseau pour voir le match de football Colombie – Suisse ce soir; la déception est grande, il n’y a pas assez de réseau.
Au final nous avons quand même pu voir le match Colombie – Suisse (remporté par la Suisse au tirs au but) grâce à nos muletiers qui avaient encore suffisamment de batterie sur leur téléphone et qui ont trouvé une astuce pour choper assez de réseau. C’était vraiment épique de se retrouver à 7 (2 suisses et 5 marocains) devant un téléphone et de pouvoir partager les émotions du match ensemble.
J7 – mercredi 8 juillet (par Pascale Petiet)
Nous sommes depuis quatre jours déconnectés … au sens propre et figuré.
D’abord immergée dans cette très vaste et magnifique Nature sans avoir vu beaucoup d’autres humains, ensuite à court de batterie de téléphone! (ma batterie solaire a aussi rendu l’âme).
Tôt le matin, Marion (seule ayant de la batterie) nous réveille au son du coq par des mémorables « Cocorico », ce fut radical!!!
Course plus tranquille le long de la vallée d’Ouzirimt aujourd’hui et retour à la civilisation (avec environ 17 kms). On démarre par la traversée d’une large rivière à dos de mulet : acrobaties garanties pour monter…. Au début de la vallée, une casbah en ruine mais encore debout, s’impose.
Une belle et longue marche nous attend avec la traversée de huit villages berbères pittoresques, maisons construites en terre avec un savant mélange de pierre et de bois. Il y a aussi beaucoup de cultures de légumes et arbres fruitiers : pommes, amandes, figues… Le soleil est très fort…. malgré les 2000 m d’altitude. A chaque village nous rencontrons beaucoup d’enfants en interaction avec notre équipe…. « Comment tu t’appelles? », « Stylos? »…. à la fin et à force, Patrick leur répond, je m’appelle : « Stylos »!
Nous arrivons dans un dernier village pour notre dernier bivouac…. Vers 17 h la température est encore très chaude… certains vont se rafraîchir dans un cours d’eau en contrebas. Heureux de pouvoir se rafraîchir.
Je prends une douche froide au campement, qui est bienvenue.
Le repas nous régale tous, tajine de légumes : excellent ! Mais, très fatigués par cette chaude journée, nous ne veillons pas très tard … demain d’autres aventures dans l’eau nous promet-on !
J8 – jeudi 9 juillet (par Nicole Colliard)
Ce matin, pour la dernière fois, nous nous réveillons dans nos tentes. Nous paquetons nos affaires et chaussons nos chaussures pour marcher dans l’eau. Le programme du jour est de rallier le village de Tighanimine en descendant l’oued M’Goun.
Il fait encore frais à 7h30 et personne n’a très envie de tremper ses pieds dans la rivière glacée, alors Lahoucine nous propose une petite alternative qui consiste à grimper une petite côte pour arriver un peu plus loin dans la rivière. Au sommet la vue est magnifique et maintenant que nous avons tous bien chaud on se réjouit de découvrir les gorges.
Cette année il y a eu beaucoup de neige dans l’Atlas et il a bien plu aussi, donc il y a beaucoup d’eau et le courant est fort. Les premiers pas sont rafraichissants mais nous trouvons rapidement notre rythme de croisière. Nous avons de l’eau la plupart du temps jusqu’à mi-mollet mais aussi quelquefois jusqu’à mi-cuisses et pour les plus petits un peu plus haut.
Nous descendons l’oued dans des canyons étroits, surplombés par des falaises rocheuses immenses, parfois les parois s’écartent et le soleil fait son apparition. Les contrastes de couleurs sont saisissants, entre les falaises dorées et ocres, le bleu du ciel et les arbustes que nous trouvons tout le long de cette descente. Les paysages sont grandioses. Nous apercevons quelques maisons, un chemin creusé en hauteur dans la roche et des muletiers qui eux remontent l’oued probablement pour ravitailler les villages. Nos muletiers – qui pour une fois sont sur le dos de leur mule – nous dépassent rapidement. Ils avancent bien plus vite que nous.
Vers midi nous arrivons dans un petit paradis, un gite d’étape magnifique. C’est là que nos cuisiniers se sont installés pour nous préparer un repas délicieux comme d’habitude. Après la sieste à l’ombre de grands arbres, nous repartons. Le canyon s’élargit et la rivière est bordée de magnifiques lauriers roses et d’arbres majestueux. Après environ 2 heures de marche nous arrivons à notre gite, douche chaude et thé à la menthe servi dans une alcôve de la maison sont au programme. Par contre il n’y a pas de réseau dans le village et c’est le désespoir pour nos muletiers et nos amateurs de foot. Ce soir le Maroc joue contre la France !!!
C’était sans compter la débrouillardise de notre guide qui après quelques discussions nous annonce qu’un habitant du village nous accueillera chez lui pour regarder le match. Après le souper nous partons tous pour le village. Nous arrivons dans une maison traditionnelle avec des chèvres et des poules devant l’entrée et nous passons par l’extérieur pour arriver au deuxième étage en construction. C’est là que la télévision a été installée pour accueillir environ 60-80 personnes du village et nous. Malgré la défaite du Maroc (il y avait quand même 2 supporters pour la France), nous avons vécu un moment magique et irréel. Je suis sûre que cette soirée restera dans la mémoire de chacun et chacune d’entre nous.
J9 – vendredi 10 juillet : Transfert Tighanimine- Boutaghrar - Aït Ben Haddou (par Patrick Galliano)
Après cette soirée mémorable et improbable dans le village de Tighanimine, où nous avons assisté au match Maroc-France de Coupe du monde de foot chez le seul habitant du village à avoir la télé et l'abonnement pour voir les matchs en direct, en compagnie de tous les hommes et enfants mâles du bled, nous nous sommes réveillés aux traditionnelles 06h00 tapantes pour retrouver nos compagnons berbères (muletiers et guide) emprunts d'une certaine tristesse de l'élimination de leur équipe favorite et nous de la fin de la véritable aventure de notre trek magnifique et dépaysant dans le haut-Atlas.
Photo souvenir du groupe complet (sans les mules), embrassades d'adieu et remerciements sincères pour tout le boulot que ces petits hommes des montagnes ont accompli pour nous rendre nos vacances merveilleuses et inoubliables. Une dernière épreuve de franchissement de rivière sur une poutre aurait pu générer un plouf et une moquerie des autres membres du groupe, mais il n'en a rien été. La suite de l'aventure se poursuivra en minibus.
Auparavant, notre très estimée organisatrice a souhaité faire désigner par une main innocente (Lahoucine notre guide en l'occurrence) le/la dernier-e rapporteur-se de notre périple. Ce fût votre serviteur qui fût l’heureux élu. ☹ Hélas une enquête minutieuse a confirmé que le tirage au sort a été "pipé", digne d'une élection dans une république bananière, tout cela sous l'influence maléfique de la benjamine du groupe que je ne nommerai pas. Donc, je m’y colle pour mon plus grand plaisir une deuxième fois lors de ce séjour.
Nous partîmes pour Ouarzazat avec une halte-marche d’1 heure dans le pittoresque village de Boutaghrar dans la vallée des roses 🌹.
Cette oasis est réputée pour ses kasbahs en pisé et ses champs de roses de Damas qui alimentent les grandes marques de cosmétiques pour tous les produits dérivés de l'eau de rose.
Nous retraversons l'Atlas en minibus cette fois.
Puis Ouarzazat, 38°C 🥵, visite rapide du souk et couscous du vendredi au resto du coin.
Nous arrivâmes en début d'après-midi à Aït Ben Haddou et au magnifique riad Maktoub qui sera notre lieu d'hébergement du dernier soir.
Thé traditionnel de bienvenue, un plongeon dans la piscine et nous voilà reparti (à pied) pour visiter la Kasbah où de nombreux films hollywoodiens ont été tourné.
La lumière de fin de journée et le coucher du soleil rendent l'endroit encore plus mythique.
Nous sommes tous un peu nostalgiques de ces belles journées passées ensemble à gambader dans les montagnes et rivières de l'Atlas, hors de la civilisation, des réseaux de télécommunications et des news déprimantes qui font généralement le quotidien de l'homus modernus...
Dernier souper tous ensemble, traditionnelle tajine, puis on regagne le luxe de nos chambres d’hôtel histoire de se réacclimater lentement à la civilisation avant le retour sur Marrakech et la Suisse.
J’abuse encore de quelques lignes de ce rapport pour remercier Fabienne pour cette très belle initiative qui a permis à quelques membres privilégiés du CAS-Jaman de découvrir ces endroits magiques du Haut-Atlas, de s’imprégner de la culture berbère, de côtoyer des gens dévoués et amoureux de leur pays et de leurs régions, Lahoucine, notre guide passionné de l’histoire du Maroc et de sa culture berbère, mais aussi docteur en petits bobos si nécessaire, Hassan le cuisto-magique qui nous a offert chaque jour avec sa cuisine ambulante des festins de rois au milieu de nulle-part, mais toujours dans des endroits magiques, et sans oublier les muletiers et leurs 8 mules qui ont tous abattu un travail de titan pour notre bien-être quotidien, avec gentillesse et bienveillance. J’ai, personnellement, vécu intensément chaque minute passée de cette expérience marocaine au sein d’un groupe joyeux et harmonieux. Merci à tous.
J10 de la Traversée du Haut Atlas – samedi 11 juillet (par Jacques Laurent)
Après une nuit dans un riad particulièrement confortable à Aït Ben Haddou, nous remontons en bus la splendide vallée d’Ounila sur près de 100 km, jusqu’au col du Tizi n’Tichka à 2260 m.
La vallée est spectaculaire : escarpée, minérale, avec des versants aux teintes ocre, rouge et jaune qui se succèdent. Au fond, l’oued Ounila trace une oasis d’un vert éclatant sur toute sa longueur : palmiers, champs en terrasses, amandiers. Accrochés aux flancs de la montagne, de nombreux villages berbères aux maisons de terre surplombent cette verdure.
Nous marquons une pause de 45 minutes pour une balade dans le fond de vallée. L’air y est étonnamment frais et humide. Grâce à un ingénieux réseau de canaux d’irrigation, on y cultive arbres fruitiers et légumes, au cœur d’une vallée par ailleurs écrasée par la chaleur. Un contraste saisissant. Magnifique.
La journée se poursuit par la visite passionnante de la kasbah de Telouet, ancien palais du Pacha El Glaoui. Édifiée et développée à partir de 1860 à côté d’une kasbah plus ancienne, elle se présente de l’extérieur comme une immense forteresse de pisé rouge, aux tours crénelées et aux murs épais. Une grande partie est aujourd’hui en ruine et la section la plus ancienne a été très endommagée par le tremblement de terre de 2023.
Le contraste est saisissant en pénétrant dans la partie rénovée entre 1942 et 1945 : salles et chambres richement décorées, stucs finement ciselés à la main, cèdres sculptés et peints, zelliges ornant murs et sols. Le faste du "Seigneur de l’Atlas" est encore palpable.
Sur la descente du col du Tichka, arrêt dans une coopérative de femmes berbères. Nous assistons à la méthode traditionnelle de concassage et d’extraction de l’huile d’argan, utilisée en cosmétique et en cuisine.
Nous terminons enfin notre périple à Marrakech, autour d’un dernier verre partagé avec la femme de notre guide, Lahoucine, avant de prendre la route de l’aéroport.
Je 2 juil. 2026
Villars - Les Diablerets, Via Valdensis 16
Avant de prendre le télécabine à Barboleuse, Pierre a photographié le mémorial < Albert 1er roi des Belges ….. > ; il fut un alpiniste chevronné et il a gravi des hauts sommets en Suisse.
Puis, à Les Chaux le groupe se scinde, les rapides ‘’ chamois ‘’ montent en direction de Croix des Chaux, longent la crête puis redescendent sur Taveyanne ; d’autres jeudistes se contentent d’un sentier moins élevé.
Tous se retrouvent à la Buvette d’alpage La Croix, pt 1755. Est-ce illicite d’y pique-niquer ?! Alors on prend l’apéro, on se sustente selon le contenu de nos sacs, on prend cafés et même desserts. Puis rassasiés l’on poursuit le trajet prévu.
Au chalet l’Arpille des chèvres nous intriguent. Quelles sont elles exactement ? Ensuite nous nous faufilons prudemment entre un troupeau de vaches debouts. Nous repérons le chalet La Tailla, inoccupé. Longue descente, une petite remontée ; nous longeons la route du col de La Croix une centaine de mètres. Nous continuons sur de petits chemins ou sentiers ombragés .
Au volant d’une ancienne jeep américaine l’Ormonan Michel Borghi est venu à Tréchadèze. C’est le lieu dit d’une bataille en mars 1798, entre les partisans du Pays d’Enhaut et une troupe militaire franco vaudoise. Avec passion Michel nous relate le contexte de cet épisode historique, avant d’atteindre Les Diablerets.
A relever que ce jeudi, jour qui suivait les orages et pluies de la veille, l’air était tempéré. Ainsi pendant quatre heures nous avons bénéficié d’une marche de santé !
GilbertV
Je 25 juin 2026
L'Etivaz - Rougemont, Via Valdensis 19
Je 18 juin 2026
Le Sentier - Saint-Georges, Via Valdensis 6
Six (malheureusement nous en avons perdu 2 sur le trajet de l’aller en raison de problème médicuaux, bon rétablissement) participants à cette sortie dans les hauts du Jura vaudois.
Au dessus du Brassus en direction du col du Marchairuz nous avons découvert des paysages variés et splendides, des pâturages boisés et, surtout, les murs de pierres sèches qui sont un patromoine culturel et paysage d’umportance pour le Jura vaudois.
Je 11 juin 2026
Vaulion - Le Sentier, Via Valdensis 5
Depuis le village de Vaulion nous montons tranquillement, à travers un paysage vallonné et à travers bois vers le col de Petra Felix où nous apercevons la forteresse du même nom. La position de barrage de Petra Félix (Pierre heureuse) a existé de 1938 à 1994 est d’importance nationale et se trouve à l’ouest du col du Mollendruz. Ensuite nous descendons vers la vallée de Joux située entre deux chaines du Jura. Dans les combes Jurassiennes, de Vaulion au Pont, les Jeudistes 1 ont savouré l’alternance typique des prés et des forêts du massif. Réunis au bord du Lac de Joux avec les Jeudistes 2, c’est le moment de l’apéro, du repas…et des discussions animées. Puis, c’est conjointement, que toute l’équipe se met en marche le long du joyau lacustre pour prendre le train du retour au Lieu.
Je 28 mai 2026
Mauborget - St-Croix, Via Valdensis 2
Sa 9 mai 2026
Travail d'ouverture cabane Jaman
Toute bonne journée d’ouverture de cabane commence par un café croissant sur la terrasse. Cinq membres du club se sont joints à la commission pour les travaux, soit ; Fabienne, Flora, Jean, Aurèle (sénior) et Aurèle (junior). Après avoir démonter la paroi de protection de l’hiver, la remise en place des cheneaux et des tourniquets, les membres se mettent, même, à quatre pattes pour arracher les mauvaises herbes tenaces. Quant aux hommes forts, ils creusent une tranchée du côté de la fontaine, afin d’isoler le mur du chalet.
Sous les ordres de Flora, Isabel exécute (sans répit) la mise en place des draps, prend la poussière et n’hésite pas à escalader les tables pour nettoyer les lampes. La cabane est ripolinée de partout, les vitres sont transparentes et plus un grain de poussière… merci à nos dames.
Du côté du jardin botanique, Aurèle (junior) fait un nettoyage complet et nous pouvons à nouveau admirer les magnifiques gentianes du printemps. Il va à nouveau monter au chalet afin d’y installer un petit descriptif des différentes plantes. Un membre prêt à nous épauler, merci et bravo.
Pendant que tout ce petit monde s’affaire, à l’intérieur Fabienne et l’intendante prépare le dîner pour tous ces estomacs “bénévoles”.
Même si on ferait bien une sieste après le repas, il faut terminer les travaux.. des hôtes vont arriver dès 15h.
Toute l’équipe prend le temps de s’arrêter aux Avants (à la foire aux artisans) pour partager le dernier de l’amitié. Un grand bravo et merci à toutes et tous pour ces beaux moments de partage.
Je 9 avr. 2026
Lally - Chexbres Via Valdensis 23
Course des jeudistes du 9 avril 2026
Le parcours de la Via Valdensis No23 Lally-Chexbres a été raccourci avec un rendez-vous de 10 jeudistes du jour à 10h à Vevey pour prendre le bus jusqu’à Pont de Fenil. Ce parcours est vraiment intéressant par sa diversité et commence par la descente le long de la Veveyse pour remonter vers la clinique de Nant. Il se poursuit ensuite en traversant Jongny puis Chardonne avec un petit arrêt au centre du village. Les choses sérieuses se précisent ensuite avec une montée par le chemin bucolique des Essertoux et pique-nique à Popraz. Le retour s’est fait par le sentier de Crémières puis le chemin Auguste Piccard pour arriver finalement pour boire un pot bien mérité au tea-room Bidlingmeyer. C’est un parcours très varié à travers les vignes et les beaux villages du coin avec parfois une très belle vue sur le lac, donc à recommander.
François Bonjour
Je 2 avr. 2026
Yvonand - Pomy - Yverdon via Valdensis 33
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Je 26 mar. 2026
Grandvaux - Chalet à Gobet Via Valdensis 25
Une courageuse et 8 courageux au départ de Grandvaux. En effet la météo s’annonce plutôt changeante en ce début de printemps. Nous aurons de la neige, du soleil, du vent mais pas de quoi nous décourager. Nous parcourons d’abord le magnifique vignoble de Lavaux le long de la voie du chemin de fer jusqu’à Bossière (dernière demeure de l’alpiniste bien connu Marcel Remy, pour ensuite monter en direction de Savigny. En ce 26 mars nous fêtons un nouvel octogénaire au sein des jeudistes, le responsable de la course du jour. Après le repas nous nous dirigeons à travers champs et bois en direction du chalet à Gobet.
Je 19 mar. 2026
Echallens - Moudon Via Valdensis 27
Du Gros de Vaud à la Broye.Nous avons traversé les collines douces du Gros de Vaud, traversé de charmants villages et hameaux avec de beaux panoramas qui s’offrent à nous.
Je 5 mar. 2026
Rosalys (raquettes)
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Je 19 fév. 2026
Les Paccots, raquettes
Ce 19 février abondante chute de neige du côté de Rathvel. Mais comme rien ne fait peur aux jeudistes de Jaman, 7 valeureux raquetteurs partent du parking des Puyes en direction di Nieremont. Au sommet de ce dernier il ne faut pas quitter les talons de son prédécesseur sous peine de se perdre dans le brouillard. Après s’être restauré au Petit Oiseau nous terminons notre périple sur l’autre versant du vallon en passant sous la Tesachaux. Spectacle enchanteur.
Je 29 jan. 2026
Villeneuve-Aigle ou Via Valdensis 14
Via Valdensis 14, tout d’abors nous longeons la réserve naturelle des Grangettes sous la pluie, un fois arrivé le long du Grand canal nous retrouvons Bernard parti en éclairreur et nous nous enfonçons dans la forêt près de Chessel pour enfin longVia Valdensis 14, tout d’abord nous longeons la réserve naturelle des Grangettes sous la pluie, un fois arrivé le long du Grand canal nous retrouvons Bernard parti en éclaireur et nous nous enfonçons dans la forêt près de Chessel pour enfin longer le Rhône jusqu’à la Porte du Scex. Repas dans un restaurant de Vouvry (entorse à la Via Valdensis car ce restaurant se trouve en Valais) et nous terminons notre périple sous le soleil le long des digues du Rhône jusqu’à Aigle.er le Rhône jusqu’à la Porte du Scex.
Je 22 jan. 2026
Rolle-Yens ou Via Valdensis 9
Brouillard et pluie nous ont accompagnés lors de cette sortie sur la côte vaudoise. Les 12 participants ont tout de même admiré Féchy le joli village au milieu des vignes où sont produite la moitié des vins vaudois, traversé le parc botanique de l’Arboretum national où plus de 300 espèces et variétés d’arbres et arbustes sont réunis, remonté l’Aubonne depuis … Aubonne dans un environnement naturel splendide pour terminer notre périple à Yens après s'être restauré à St-Livres.
Je 15 jan. 2026
Leysin-La Rondaz (raquettes)
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Sa 13 déc. 2025
Noël au Chalet de Jaman
Noël au chalet de Jaman
Lorsque nous arrivons au chalet, Bernard, Michel et moi s’offrons une petite pause-café et repas de midi (sur la terrasse) avant la préparation de notre veillée au chalet.
Les tables et la décoration à l’intérieur se font par les Messieurs et Madame peaufine la bûche de Noël et prépare la mousse au thon (pour l’entrée). A 16h arrivent les premiers invités, partis depuis le Gresaley. Un bon vin chaud sur la terrasse et les voilà remis de l’effort fournit. Puis gentiment les autres clubistes apparaissent sur le coin de la terrasse. Pendant ce temps, Michel a fait un bel iglou qui tout de suite a été squatté par un gnome de Noël.
Il est temps de rentrer, le soleil est couché. Petit apéro convivial debout devant le sapin de Noël et Michel profite de faire une belle photo. Bernard annonce que le repas est prêt. Chacun prend son verre et s’assied. Les clubistes réjouissent leurs papilles gustatives et le souper se déroule dans le calme.
Quelques personnes s’attellent à la vaisselle, à la suite de quoi notre conteur, Pierre se place en tête de table, commence l’histoire « la carde maudite, habitée d’un esprit maléfique » d’Edmond Junker (ancien président de la Section, 1972) puis il nous fait part d’un recueil sur l’église de St-Martin (proposé par Jean Pierre Pintozzi, absent). Toute l’assemblée est pendue à ses lèvres. A la suite de cela arrive le dessert (tout le monde apprécie, même Isabel qui n’a pas l’habitude de manger des sucreries).
A la suite de cela, deux dames décident de nous quitter et descendre sur les Avants (alors que la veillée n’est pas terminée). Elles s’en vont et de notre côté nous commençons les chants de Noël (un joli chœur avec des basses – ténors – alti et soprani). Yvon nous invite à retourner sur la terrasse et admirer les étoiles filantes. Il fait beau et le ciel est complètement dégagé. Nous pouvons admirer la voie lactée et de temps en temps de petits cris s’échappent de la bouche des visiteurs. Nous restons bien une demie heure sur le banc dans une atmosphère bien chaude pour la saison.
À 23h tout ce petit monde, va se coucher et la nuit se déroule dans un calme olympien (pas de ronfleur). Il est 8h le dimanche, lorsque tous les clubistes sont attablés pour un copieux déjeuner avec un pot de miel offert par notre nouveau venu Andreas Martens (un grand merci).
Merci aux clubistes d’être venus partager ce moment magique avec la commission du chalet. Elle se recommande pour l’année prochaine.
Je 4 déc. 2025
Bretonnières - Vallorbe
Le but de cette course est de se promener le long de l’Orbe et d’aller admirer le Saut du Day, une grande cascade située juste avant le chemin qui nous permet de rejoindre Vallorbe. La partie la plus intéressante de ce parcours commence après les Clées, mais il n’est pas simple de rejoindre ce village. Une première solution consisterait à prendre le train jusqu’à Arnex, puis un bus, sauf que ce bus ne nous amène pas jusqu’aux Clées, mais à la Russille, un village situé près de Lignerolle, et il faut ensuite marcher un quart d’heure pour atteindre les Clées. J’ai préféré une autre solution : prendre le train jusqu’à Bretonnières, puis marcher en se rapprochant progressivement de l’Orbe avant d’arriver aux Clées.
Après une pause café, nous reprenons notre chemin le long de la rivière. En cette saison, l’endroit est encore verdoyant, l’eau de la rivière absolument limpide et notre chemin, malgré l’humidité ambiante, est de bonne qualité, le sol constitué principalement par de la roche ou des cailloux recouverts de feuilles mortes. Sur notre parcours, nous traversons quatre petits tunnels. Plus tard, nous passons de la rive droite à la rive gauche et faisons un arrêt près d’une maison qui devait être consacrée à la pisciculture. Nous arrivons enfin vers le saut du Day. En raison des pluies des jours précédents, la cascade est majestueuse. Un tunnel nous permet d’accéder à l’autre rive en passant sous la cascade. Après être resté quelques instants en ce lieu magique, nous montons en direction de la gare du Day où une autre surprise nous attend.
Ce sont pas moins d’une quinzaine de chamois qui paissent tranquillement sur une grande étendue herbeuse située entre la ligne de chemin de fer et la rivière, qui forment en quelque sorte une barrière les protégeant de tout agresseur, une zone où ils doivent se sentir en sécurité.
Je 27 nov. 2025
Montreux - Montreux
Contrairement à la semaine précédente, soleil resplendissant pour cette sortie hebdomadaire. Mais ce jeudi c’est la neige récemment tombée qui oblige notre responsable de course à modifier ses plans. Ainsi nous nous retrouvons 18 jeudistes au buffet de la gare d’Aigle pour le traditionnel café/croissant (nous serons même 19 pour le repas de midi).
Nous nous séparons en 2 groupes et entamons la rude montée, en partie verglacée et enneigée, vers Drapel. Nous contournons le hameau du même nom et redescendons en direction d’Yvorne en longeant le site d’escalade de Drapel (voies de 4b à 8a pour les connaisseurs). Après un arrêt prolongé à Yvorne nous reprenons notre périple à travers le vignoble pour rejoindre la gare d’Aigle. Durant le prcours une vue sur les montagnes ennneigées nous offre un paysage spectaculaire.
Je 20 nov. 2025
Sentier panoramique des Paccots
Conditions atmosphériques déplorables, froid et pluie. Sagement le responsable de la course nous propose une balade dans les Grangettes, une quinzaine de participants qui feront, presque tous, l’aller/retour Villeneuve – le Bouveret sous la pluie et le grésille avec un repas au Bouveret. Journée pauvre en soleil (et en photos). Mais une belle course quand même !
Je 30 oct. 2025
Macolin
En cette dernière journée d’octobre, les jeudistes sont invités à découvrir Macolin. Pour beaucoup, Macolin est le souvenir d’une course d’école ou la découverte des installations de la région dont la piscine extérieure située dans un cadre idillique et naturelle. Aujourd’hui, pas de piscine mais un petit crachin au départ de Vevey bien vite oublié après deux heures de train avec cafés/croissants . Pour cette sortie, je n’ai pas eu beaucoup de choix pour les funiculaires que nous devions prendre. Le funiculaire de Gléresse (Ligerz) dit la Torpille en arrêt pour des travaux de révision et l’installation d’Evilard en révision complète. Finalement, nous prenons le funi de Bienne à Macolin. Après un café à un prix canon (2.50 prix OFSPO) au bar du Grand Hôtel Magglingen (pour nous Macolin) nous entamons une charmante marche jusqu’au plateau de Diesse. Nous étions 17 à cette randonnée. 12 pour la marche « douce » et 5 vaillants montagnards pour attaquer la colline au-dessus de Macolin pour finir au Spitzberg (le nôtre) ou le plus modeste Mont-Sujet.
Cette randonnée nous fait découvrir de magnifiques couleurs automnales et un superbe panorama sur les lacs de Bienne, l’île Saint-Pierre chère à Rousseau et au loin les lacs de Neuchâtel et Morat. Aujourd’hui, les alpes bernoises resteront discrètes au loin.
Après le pique-nique à Twannberg, hôtel converti en centre d’accueil pour réfugiés depuis avril de cette année, nous arrivons dans les gorges de Douanne. Gorges imposantes avec beaucoup d’eaux tulmutueuses. Le spectacle naturel est impressionnant pour un prix modeste en faveur de l’entretien du chemin, des ponts et des escaliers. Une descente soutenue avec un dénivelé de plus de 300 mètres.
Nous nous retrouvons à Twann/Douanne pour trinquer à cette belle course.
Bravo à tous et aux surtout aux plus anciens.
Jean-Michel
Je 23 oct. 2025
Lac des Chavonnes
Lac des Chavonnes remplacé par Vevey – Châtel-St-Denis
Nous étions huit courageux pour affronter une météo tempétueuse depuis Vevey jusqu’à Châtel-Saint-Denis. Le long de la Veveyse puis sur l’itinéraire de l’ancien voie de chemin de fer, la bonne humeur nous a accompagné sans faiblir.
Merci à Philippe, le régional de l’étape, qui nous a guidé judicieusement dans le choix du lieu de l’apéro comme dans celui de restaurant.
Ve 17 oct. 2025
Animation
Vendredi, le brouillard est venu jouer au yoyo pour notre IIè brisolée au chalet de Jaman. Cela n’a pas découragé les 14 membres inscrits et les membres de la commission à monter au col de Jaman. Quelques-uns ont profité de rendre visite à nos amis ornithologues, qui cette année n’ont pas logé au chalet. Nous avons profité de la chaleur du chalet pour l’apéro et le souper. Un moment de partage entre les nouveaux membres et les anciens, la découverte du chalet pour d’autres et une soirée conviviale entre clubistes. Certains sont redescendus en plaine, tandis que les autres restaient dormir.
Au réveil, le décor était tout autre ; joli levé de soleil sur les montagnes chablaisannes. Après le déjeuner un couple nous a quitté pour aller randonner dans les environs et les membres de la commission se sont mis au travail afin de recevoir la nouvelle équipe de Jaman. L’apéro a été pris sur le banc de la terrasse en admirant la Riviera et à 12h30, notre « Brisoleur » a invité toute l’assemblée à passer à table à l’intérieur. Le dessert a été servi sur la terrasse, sous un soleil de plomb.
Un grand merci à tous les membres de la commission pour le travail accompli et aux clubistes, toujours fidèles au rendez-vous de Jaman.
Je 9 oct. 2025
Château d'Oex - L'Etivaz
Départ de Vevey à 08h.00 direction Aigle/Sépey en train et bus jusqu' à la fromagerie de l' Etivaz. Café /croissant et en route !
13 participants motivés, en forme c' est pourquoi tout le monde avec les jeudistes 1. Il faut reconnaître que c'est une belle course, pâturages/forêts. En plus le temps était de la partie.
Depuis l' Etivaz montée sur le côté gauche du - Rocher du Midi - et arrêt apéro/pique-nique à l' arrivée de "l' ancienne arrivée" du téléphérique de Château d' Oex/la Braye.
Grande terrasse à côté de l' ancien restaurant fermé depuis 10 ans ou plus et personne à part nous dans la région. 12 degrés, très beau et au soleil avec superbe vue à 360 degrés !
Avons rencontré un couple de Dubai en voiture à la station intermédiaire qui cherchait le départ du téléphérique pour la Braye...... Ils avaient suivi les informations et la route sur ....Chat GPT !
Si la montée était de 700 m. la descente 900 m, plus délicate sur Château d'Oex, dans une paroi humide/mouillée/ boueuse / racines n'était pas une partie de repos !
Arrêt à la gare de Château d' Oex, pour remonter les batteries et rentrée dans nos foyers.
Je 2 oct. 2025
Lally - Châtel-Saint-Denis
Participants : 13 personnes dont une dame, chef de course Roland Piguet.
La journée débute par le déplacement en train de la gare de Vevey à la halte de Lally. Puis nous nous retrouvons devant un café au 1209 pour bien débuter la journée. Une fois revigorés par cette pause dans un environnement chaleureux, nous nous mettons en route en direction des Tenasses, Prantin. L’air est frais, c’est normal pour la saison, le ciel couvert. Après ce passage en ces endroits marécageux, la plus grande partie du parcours se fait sur des routes asphaltées. Il y a maintenant la descente vers la passerelle de Fégire où l’on retrouve un terrain plus glissant mais facilement maîtrisable. Après la pause de midi, marche en direction des Paccots puis descente sur Châtel-St-Denis. A la fin de cette journée nous passons sur un chemin fraîchement aménagé avec des copeaux de bois, tout en longeant la Veveyse, une fin de parcours sympathique que nous avons du plaisir à découvrir et accompagnée par le retour du soleil.
Je 25 sept. 2025
Schwarzsee - Charmey
Schwarzsee-Charmey - Jeudi 25 septembre 2025 - Transports publics.
Participants : 11, dont 2 dames. CdC Peter Sonderegger, jeune Gruérien (il habite La Roche).
Météo : temps couvert mais pas trop, sans pluie.
Terrain : sentiers humides, parfois gras dans les pâturages, mais chemins carrossables la plupart du temps. T2.
Jeudistes 1 : ils ont passé par le sommet de la Patta, 1616 m, effectuant environ 4h20 de marche.
Jeudistes 2 : ils ont franchi le col de la Balisa, 1412 m, en marchant environ 3h30.
Un concert de 21 cors des Alpes a accueilli les randonneurs au Lac Noir (Schwarzsee Bad). Sympa ! Après cet inattendu accueil en musique, en route, par deux parcours différents, bien balisés dans le Parc naturel régional Gruyère Pays d’Enhaut. Permettant de passer du district de la Singine à celui de la Gruyère, ils sont plaisants à découvrir, en cette fin de saison d’estivage, quand les chalets se préparent pour l’hiver. Les itinéraires empruntés passent près de la Chartreuse de la Valsainte, blottie au fond du vallon du Javroz. Seul monastère de l’ordre des chartreux en Suisse, fondé en 1295, il héberge une quinzaine de moines qui font une promenade en montagne tous les lundis. Les jeudistes, fondés en 1938, sont beaucoup plus jeunes et, pas encore attirés par la spiritualité cloîtrée, réalisent une revigorante balade dans la nature tous les jeudis !
Je 11 sept. 2025
Riederalp - Riederhorn
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Sa 30 août 2025
Clubistique 2025 à Uri
COMPTE-RENDU DE LA CLUBISTIQUE À URI 30.8-5.9.25
Samedi 30 Août :
Or voici donc une pimpante équipe de jeudistes partie de Vevey à 7:34 …et ramassant au passage quelques participants supplémentaires, qui à Chexbres, qui à Palézieux ou à Fribourg, où nous nous retrouvons à 16 pour 7 jours de virée en Suisse centrale ! Le train nous mène d’abord à Lucerne, où nous faisons une première halte à 10h. au « Piaf », café au rez-de-chaussée du KKL, pour le traditionnel café-croissant matinal (et où j’en profite pour servir une première golée de génépi fabriqué peu avant avec le génépi récolté lors de la course du Mont-Fort !).
Nous prenons ensuite un train passant à Art-Goldau et Schwytz avant de nous poser à Brunnen, où nous pique-niquons au port au bord du Lac des Quatre-Cantons, en attendant notre bateau qui nous conduit à Treib, un superbe bateau à vapeur avec roues à aubes, le « Uri ». Nous sommes sur les traces des fameux trois Suisses des origines et prenons un café sur la terrasse d’un très vieux restaurant, au bord du lac, au milieu d’un paysage magnifique !
Puis nous entamons le parcours qui nous conduit à la prairie du « Rütli », qui entièrement à pied, qui en funiculaire jusqu’au Seelisberg, avec descente vers la mythique prairie nationale… Après une bière et un café Lutz pour certains, nous reprenons le bateau jusqu’à Flüelen, en passant près de la tout autant mythique chapelle de Tell, avant de débarquer au bout du lac et de rejoindre Altdorf en bus, puis notre hôtel, le « Goldener Schlüssel ». Ayant pris possession de nos chambres, nous rejoignons pour l’apéro le restaurant d’en face, le Lehnof, où nous prendrons tous les soirs notre repas, le restaurant de l’hôtel étant en vacances. Ce soir-là, vu le lever prévu très tôt le lendemain, nous ne sommes qu’une équipe à rester à jouer aux cartes...
Dimanche 31 Août :
Nous sommes debout dès potron-minet pour prendre le bus à 7:34 qui nous monte au col de l’Oberalp où nous arrivons peu avant 9h., histoire de ne pas rater notre café-croissant matinal et à 9:30, nous nous séparons, les 1 pour monter au Pazolastock et de là redescendre jusque vers le lac officiellement reconnu comme la source du Rhin antérieur, le « Lai da Tuma », sur territoire des Grisons (notre course nous fait alterner le territoire d’Uri et des Grisons) et de là, retour au col de l’Oberalp, alors que le groupe 2 prend un joli chemin montant au début puis descendant gentiment vers Nätschen, sur la route d’Andermatt à l’Oberalp.
Je suis monté avec les 1 au Pazolastock. Belle montée, par un temps frais et radieux, idéal pour la marche, sur un excellent chemin répartissant bien l’effort, ce qui est utile lorsqu’on part de 2000 m. d’altitude pour atterrir à 2739 m. ! Sommet atteint de manière échelonnée autour de 12h., sur une vaste bosse herbeuse où les nombreux promeneurs du dimanche trouvent ainsi un ample espace pour se répartir et pique-niquer (j’en ai profité pour récolter encore un peu de génépi, en vue de la prochaine clubistique !).
La descente réserve quelques surprises: une remontée jusqu’à 2742 m. après une courte descente, avec astreignante escalade de blocs de rochers, puis raide dérupe jusqu’à la Badushütte où nous avons siroté des boissons rafraîchissantes bienvenues, avant de plonger sur un sentier raide et rocailleux, d’abord vers le lac-source du Rhin, puis plus bas jusqu’à rejoindre un sentier plus ou moins plat qui nous reconduisait à notre point de départ ! Bilan: 7h. 30 de rando. dont 5h. 30 de marche pure, une rude affaire pour la première excursion de la semaine ! Mais beau circuit, où nous avons pu constater que la végétation avait déjà largement pris ses teintes automnales (snif, pour un 31 août !).
Re-rafraîchissements à l’Oberalp, avant de reprendre trains puis bus qui nous ont reconduit à Altdorf à 18h. 45 (1 h. après l’arrivée du groupe 2), nous contraignant à repousser le repas du soir à 20h., vu notre retour à 18h. 45… Repas dans un restaurant italien: dimanche oblige, le Lehnof est fermé, il fallait trouver un troquet ouvert. Celui-ci nous confirme que la restauration n’est pas bon marché en Suisse centrale… On nous facture par exemple …5.50- le pichet d’un litre d’eau du robinet !
Demain, la météo n’est pas excellente, surtout depuis courant d’après-midi: nos GO, Aurèle et Peter, décideront sur le moment où on ira marcher. Rdv pour le petit-déjeuner à 8h. Et d’ici là: défatiguons-nous de cette grosse journée de marche !
Lundi 1er Septembre :
Vu la météo déplorable, nos GO ont choisi de nous lancer sur les chemins de la région, donc départ de l’hôtel à pied pour rejoindre le bout du lac, à l’opposé de Flüelen. Jusqu’au lac, le parcours n’est pas franchement bucolique, le long de la voie de chemin de fer puis près de l’autoroute, mais on a assez vite rejoint le lac, vers un restaurant où un café matinal s’impose…
On se trouve à l’entrée d’une réserve, les « Grangettes » locales, qu’on traverse ensuite jusqu’à Flüelen. On admire le magnifique travail des « indigènes » qui ont fait un remarquable aménagement des lieux entre parties inaccessibles, chemins et petites plages aménagées et observatoires de la faune avicole, dans l’un desquels on a pris l’apéro en compagnie d’un canard très entreprenant qui trainait dans nos pattes en espérant notre aumône… Les rives avec roselières ont en outre été sauvées de l’érosion des berges par l’aménagement d’îlots et autres digues créées avec les déblais du creusement des tunnels du Gothard: judicieuse idée ! Qui va être poursuivie ces prochaines années avec le creusement du deuxième tube du tunnel autoroutier.
Nous avons ainsi pu trouver un bel endroit où pique-niquer, toujours au bord du lac, avant de rejoindre Flüelen et rentrer à Altdorf en longeant la montagne sur un joli chemin le long d’un ruisseau, tout heureux d’échapper à la pluie jusqu’à notre arrivée! La montagne de flotte annoncée n’a donc même pas accouché d’un souriceau: on est rentrés tout secs et avec une bonne partie de l’après-midi devant nous. Ça pourrait paraître peu glorieux comme marche pour une semaine clubistique, mais après la grosse descente de la veille, nous étions heureux de ménager la moindre nos genoux, et les terrasses de bistrot, siestes et autres parties de cartes ont achevé de remplir agréablement l’après-midi jusqu’à l’apéro du soir !
On attend une meilleure météo pour demain et une rando plus solide !
PS: j’ai profité de cet après-midi pour « visiter » Altdorf: déception ! Presque pas de ville (9’800 habitants) et partie ancienne assez indigente. Il faut dire que la ville a connu 3 incendies complètes durant on histoire… On voit par ailleurs qu’Uri n’a connu la même prospérité que Schwytz par exemple: à l’exception de quelques maisons patriciennes et un patrimoine religieux à peine digne de ce nom, ce canton est petit (38'000 habitants), plutôt pauvre ; il faut dire que sa géographie très tourmentée, sauvage, l’exiguïté de la vallée de la Reuss entre son embouchure à Flüelen et Göschenen, n’ont pas favorisé un développement impressionnant. Je suppose que les bénéfices de la route du Gothard, à l’origine de la Confédération, n’ont dû profiter qu’à un tout petit nombre de gens.
Mardi 2 Septembre :
Ce matin, réveil tranquille pour un départ en bus à 9:14, direction montagnes d’en face, le bus quittait le bord du lac pour nous mener à Isenthal. On regardait d’un air dubitatif la roche tranchée comme d’un grand coup de couteau qui marquait l’entrée dans la « vallée », nous demandant comment on pouvait monter là et ce qu’il pourrait bien y avoir en haut de cette tranchée… et de fait, le bus s’est engagé sur une route raide et étroite, taillée dans le roc, sur laquelle il ne paraissait pas possible de croiser 2 véhicules. On s’est rapidement élevé au-dessus du Lac des 4-Cantons, et après 5-10 minutes dans un paysage sombre et sauvage en diable, on a émergé vers un fond de vallon pas bien large, mais dans lequel il y avait bel et bien un gros village avec église et tout, qu’on a dépassé pour nous arrêter encore un peu plus haut.
À ce point partait une sorte de téléphérique de fortune, d’une capacité de 3 personnes, moyen de transport qu’ont utilisé nos 6 jeudistes 2, pendant que nous autres montions à pieds sur un sentier plutôt raide. Nous sommes ainsi passés de 800m. D’altitude à environ 1200m. en moins d’une heure, alors que nos 6 « motorisés » nous avaient devancé. Depuis la grosse ferme qu’il y avait là-bas, on a repris l’ascension jusqu’à atteindre une crête qu’on a suivi jusqu’au point le plus haut, à 1413m. d’altitude, où nous avons pris l’apéro, sauf quelques-uns qui n’avaient pas attendu…
Hélas, le temps n’était pas au beau, et s’il ne pleuvait pas, nous étions dans le brouillard, donc aucune vue. Nous avons donc repris notre route, en longeant une crête en dents de scie jusqu’à entamer une descente assez raide en forêt. Celle-ci a été pour moi l’occasion de faire une abondante moisson de chanterelles énormes et de pieds de mouton, certainement plus de 2 kg.
Au sortir de la forêt, nous étions sur un magnifique pâturage d’un vert parfait et taillé aux ciseaux… au milieu duquel une grange nous tendait les bras pour y faire halte, devant un paysage de rêve: nous surplombions le lac des 4 cantons, de Brunnen à Flüelen, et même jusqu’à Altdorf. Après un second apéro et pique-nique, nous avons repris notre route, ponctuée par une descente en télécabine « paysanne » (voir photos plus tard) sur un bout du trajet pour quelques-uns (dont moi, pour le plaisir du folklore).
De retour à Isenthal, nous y avons pris un verre en attendant le car postal qui nous a ramenés à bon port.
Hélas, malgré mes arguments les plus brillants, il n’y a pas eu moyen de convaincre le cuisinier du restaurant de nous préparer pour le lendemain une petite sauce aux champignons sur les Bratwursts prévues au menu !…
Ce soir-là, l’apéro est offert par Maurice pour ses 80 balais !
Mercredi 3 Septembre :
Ce matin, départ en bus à 8:14 pour Amsteg, changement de bus pour monter dans le Maderanertal jusqu’à Bristen, où on a pris une télécabine jusqu’à une altitude de 1400m environ.
Maderanertal : encore une de ces vallées d’abord horriblement escarpées, dont on se demande comment on a réussi à y construire une route pour accéder plus haut, là où les humains se sont implantés et ont implanté leurs maisons, aménagé des alpages vertigineux …et construit force téléphériques ! Uri: le canton où il y a, paraît-il, le plus de téléphériques en Suisse…
Mais reprenons notre récit: Là, nous nous sommes séparés, les 1 et les 2: ces derniers se sont rendus à plat jusqu’au joli lac de Golzern, histoire de s’y baigner, avant de se faire une longue trotte à flanc de vallée, avec des hauts et des bas, puis de descendre 500m. de dénivelé dans une autre cabine… de fortune, où il suffisait de mettre de l’argent au bon endroit pour permettre à 4 personnes de descendre… Après la baignade, ils se sont installés sur une terrasse, d’où ils ont vu passer un groupe de chasseur traînant dans une carriole un cerf imposant qu’ils venaient d’abattre. Au retour, avant de reprendre le bus, ils sont tombés sur un grand drap où on avait affiché l’annonce qu’une Rose-Marie fêtait là ses 60 ans. Notre collègue Albert en a profité pour prendre de ses nouvelles, l’embrasser avec ses meilleurs vœux, …avant de profiter de la présence d’une épicerie locale pour acheter une boîte de « Merci » qu’il est allé lui offrir !... (aux dernières nouvelles, ils ont déjà échangé des messages…).
Les 1, nous sommes partis directement depuis l’arrivée de la première cabine droit en haut: ça montait particulièrement sec, et sans fléchir ! Nous avons mis environ 1:15 pour monter ainsi 630m. de dénivelé ! Depuis là, il nous restait une bonne heure à flanc de montagne, et encore un chouïa de montée, pour arriver à la Windgällenhütte, jolie cabane qui n’appartient pas au club alpin, mais au club alpin académique de Zurich. Nous y avons mangé soupe et tartes aux pommes pour accompagner notre pique-nique, puis sommes redescendu par un autre sentier un peu moins pentu jusqu’au même lac que les autres, où nous avons quand-même pris le temps, pour 2 d’entre nous, de nous tremper les pieds, alors que dans le groupe 2, Aurèle et Pierre-André s’y sont carrément baignés entièrement (diable, à 14°…) !
Pour nous les 1, nous avons rejoint la cabine de la montée pour redescendre à Bristen et y reprendre la poste en retour: il y avait tellement de monde qui attendait ce petit car que nous étions certains que nous ne pourrions pas tous y entrer, eh bien si ! Et même nos 7 jeudistes 2 du jour, qui nous rejoignaient quelques haltes plus loin ! Mais alors, serrés au point que plus personne ne pouvait remuer dans cet espace et que nous n’avons toujours pas compris comment les freins pouvaient encore fonctionner sur une route aussi raide !
Arrivée malgré tout à l’hôtel à 17:50, bien fourbus. Mais encore une fois: belle journée de marche, paysages magnifiques et tellement sauvages, avec des pentes qu’on ne retrouve même pas en Valais… Des pâturages proches de la verticale, mais tondus très proprement… Comment ? Mystère (et machines adaptées)… Mais on a pu apprécier: on est monté droit en haut de ces pâturages et on pouvait à peine poser les talons par terre…
Jeudi 4 Septembre :
Nouvelle journée de randonnée, cette fois-ci dans la région du col du Klausen. Départ du bus à 7:44. Nous avons laissé en route le groupe 2 à Brügg, qui montait de là en télécabine sur les hauteurs à Biel-Kinzig alors que de notre côté, les 1, nous sommes montés jusqu’au col du Klausen, vers 1900m. d’altitude. Là nous avons pris un café à l’hôtel du col avant de partir à l’horizontale en sens contraire de la route, pour parcourir le « Hohenweg » qui surplombe la vallée à une altitude moyenne de 1800m. Un joli chemin, route forestière pendant une première partie jalonnée de jolis chalets d’alpage, puis sentier plus « en montagnes russes », rejoignant parfois des segments de forêt, mais en général dans les pâturages, jusqu’à quitter le chemin pour redescendre jusqu’au restaurant de Ratzi (altitude de 1500m.), au terminus d’une télécabine qui nous a ramenés au village de Spiringen, où nous avons repris le bus qui nous a conduit «a la casa ». La virée a finalement signifié dans les 3:30 de marche sans les pauses, moins de 300m de dénivellation ascendante pour environ 600m. de dénivelé négatif, et 11 km. de marche: un parcours plus « tranquille » que celui de la veille, parcouru sans précipitation.
Pendant ce temps, le groupe 2, plus nombreux (9), avait rejoint par télécabine également le Hohenweg, et eux ont « remonté » la vallée en venant théoriquement à notre rencontre. Dans les faits, leur parcours plus court les a amenés à Ratzi plus tôt que nous, et nous les avons juste croisés à notre arrivée, alors qu’ils reprenaient une cabine pour profiter, au retour, de faire halte à la descente dans un village où ils ont rendu visite à un petit musée consacré à Guillaume Tell.
Mais nous étions tous de retour à l’hôtel vers 16h. Et la pluie ne nous a rejoint qu’en soirée. Nous ignorons par contre ce qui se passera demain matin, où une brève balade était encore à l’agenda, mais ça dépendra du temps qu’il fera, la météo n’étant point bonne. Départ ensuite de 13:29 pour la gare et le trajet de retour, qui devrait nous ramener à Vevey vers 17h. 30.
Vendredi 5 Septembre :
Ce matin nous a vu nous lever avec une pluie battante : on peut profiter de citer le gag suivant : « Il pleut des chats : tous nos brochets sont des truites » (à prononcer avec l’accent suisse-allemand !). Donc nécessité de renoncer au projet initialement prévu : monter en téléphérique (une fois encore) au-dessus d’Altorf pour une courte marche matinale. Nos GO nous proposent qqch de plus modeste : prendre le bus pour Flüelen et de là, marcher le long du lac, sur la Voie suisse, jusqu’à la chapelle de Tell d’où on reviendrait en bateau. Peu d’entre nous sont motivés de se joindre à nos GO et ce n’est qu’à 9 que nous partons à Flüelen, et depuis l’arrêt de bus, la pluie redouble, accompagnée d’un vent soufflant en rafales. Après avoir longé toute la localité le long du lac, nous arrivons à un camping où la présence d’un « café » est signalée, et …nous renonçons à aller plus loin, nous abritant sous un toit à l’extérieur où l’on nous sert un café, assis sur des canapés douillets… Après cette « pause », on décide de reprendre le bus en retour sur Altorf, où nous échouons dans un restaurant face au « Telldenkmal », pour y « taper le carton » jusqu’à midi, manger une assiette avant de retourner à l’hôtel récupérer nos bagage et effectuer le voyage de retour.
De fait, nous avions déjà perdu 3 jeudistes, partis prendre le train dès le matin, et 2 autres s’étant rendu à Lucerne pour visiter une exposition de peinture. C’est donc en comité réduit que nous rejoignons le train pour rentrer en plusieurs étapes, semant au passage, comme à l’aller, les jeudistes résidant hors de Lausanne. C’est à 17h. 26 que les survivants du voyage entrent en gare de Vevey.
Mais hormis cette journée pluvieuse, nous pouvons dire que nous sommes rentrés enchantés de cette magnifique semaine de marche sur les traces des origines profondes de la Confédération, et j’en profite, une fois encore, pour remercier chaudement Aurèle Vuadens et Peter Sonderegger de nous avoir mitonné une superbe semaine avec de belles excursions, pour avoir tenté de ne pas trop séparer les groupes de jeudistes 1 et 2, et d’avoir fait face avec succès à tous les imprévus d’intendance et de météo. Nous sommes en outre tous rentrés en bonne santé : aucun pépin de ce côté !
Rendez-vous donné à tous pour la clubistique 2026, dont nous attendons la proposition de projet lors de notre prochaine AG de début novembre prochain !
Je 21 août 2025
Cabane des Marindes
- Plus de 700 m de dénivellation
- Au moins 4 heures de marche